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Switzerland

Un jeu d’évasion investit le temple de Plainpalais

Les lieux de culte protestants font dans la diversification. Le temple de la Fusterie accueille des événements culturels, des conférences, des débats ou encore des concerts. À la tombée de la nuit, il se fait accueil pour les sans-abri, à l’image de son homologue de Châtelaine ou des Pâquis, qui offrent un lit pour la nuit. L’édifice de Plainpalais a déjà dansé au son d’une silent party et son culte mensuel a remplacé les bancs par des canapés, dans une ambiance salon de thé. Depuis le début du mois, ce temple est même devenu le décor d’un escape game. Le principe de ce jeu interactif qui fait fureur: s’échapper d’un lieu dans un temps donné en résolvant énigmes et mécanismes.

Le but: sauver l'humanité

Cet «escape church» est une première à Genève, comme l’a révélé le journal «Réformés». La pasteure Vanessa Trüb et Robin Menu, passionné d’escape game, ont créé l’aventure de toutes pièces. La quête d’un trésor mène dans plusieurs pièces, dans le but de sauver l’humanité, entre énigmes et manipulation d’objets. Pour l’instant, l’aventure est réservée à des groupes interecclésiaux mais elle devrait s’ouvrir au grand public avant l’été.

Un moyen d’attirer de nouveaux fidèles? Vanessa Trüb s’en défend. «La symbolique chrétienne est présente certes mais il n’y a aucune volonté de prosélytisme. Ce projet s’inscrit dans la vision de notre Église d’aller à la rencontre de nos contemporains, de décloisonner, d’enlever les a priori. Notre but est de proposer une activité ludique et une quête de sens.» Une manière, aussi, de faire découvrir le temple. «Nous voulons montrer qu’un lieu de culte est ouvert à tous.» Quitte à lui faire perdre de sa dimension sacrée? «Chez les protestants, ce n’est pas le lieu qui est sacré, mais les personnes.»

Le temple de Plainpalais a commencé sa mue il y a quelques années déjà, avec l’arrivée du «Lab», dont fait partie Vanessa Trüb. Destiné aux 18 à 39 ans, ce groupe vise à faire du ministère dédié aux jeunes une priorité. Un dimanche par mois, il organise une célébration «interactive» dans une ambiance «autour d’un café/thé gâteaux». Des rencontres mensuelles ont aussi lieu, organisées par l’Antenne LGBTI, par les groupes méditation pleine conscience et Éco-Spirituel.

Et du côté des catholiques? On est moins friand de diversification. Il faut dire que les églises et les chapelles sont sacrées. Pour organiser une activité sans lien avec la religion il faudrait désacraliser l’édifice, un rite qui inclut une célébration liturgique durant laquelle les reliques sont déplacées.

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