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Sébastien Buemi: «Ce podium tombe à point nommé»

Il est toujours aussi enthousiaste, Sébastien Buemi. Cette sixième saison de Formule E – le championnat 100% électrique – avait pourtant assez mal débuté, puisque après trois courses le Vaudois n’avait pas marqué le moindre point. Samedi, à Mexico, le Suisse a mis un terme à cette série noire en décrochant la 3e place devant une foule immense.

Sébastien Buemi, racontez-nous cette course, qui n’a pas eu l’air très facile…
Je suis parti très vite pour suivre le leader pendant les deux premiers tours. J’ai donc un peu «surconsommé» ma réserve de batterie et j’ai dû passer le reste de la course à rattraper ma moyenne de consommation. Du coup, pendant toute la fin de course, je ne pouvais pas vraiment me battre avec les autres. En Formule E, le moindre écart ne pardonne pas, il faut gérer sa batterie dès le premier tour.

Comment avez-vous vécu ce début de saison?
C’était frustrant. En Arabie saoudite, j’ai été malchanceux au tirage au sort des qualifications le premier jour, et j’ai été heurté par un autre pilote le lendemain. À Santiago, je termine 7e, mais on est déclassés à cause d’un problème technique sur le volant. Ce podium de Mexico tombe à point nommé. On a enfin eu un week-end sans problème technique et sans accident.

Est-ce que vous pouvez désormais viser les podiums régulièrement?
Disons que nous pouvons viser les cinq premières places. Pour terminer sur le podium, il faut que tout soit parfait. C’est tellement serré en tête qu’il faut mener une course exceptionnelle pour gagner. Le règlement est conçu pour que les voitures soient proches les unes des autres. Je pense que la Formule E est la seule catégorie automobile où le pilote peut encore faire la différence. Par exemple, la qualification ne dure qu’un seul tour; on n’a pas le droit à l’erreur. Et aux essais libres, on ne peut effectuer que deux tours avec la puissance maximale pour s’entraîner à arriver 30 km/h plus vite dans les virages.

Comment expliquez-vous que vous avez plus de mal à dominer qu’au cours des premières saisons?
Aujourd’hui, il y a davantage de bonnes équipes qu’avant. On ne verra plus jamais un pilote dominer toute la saison comme c’était le cas dans le passé.

Votre saison 2020 est-elle aussi chargée que les précédentes?
Oui, je vais disputer la Formule E, l’endurance avec Toyota, et je reste troisième pilote de l’équipe Red Bull de F1. Je vais sûrement me rendre sur quelques grands prix, quand j’aurai un week-end libre.