Switzerland

Les policiers seront formés aux violences sexistes

C’est en réponse à une interpellation de Céline Misiego (Ensemble à Gauche), intitulée «Viol: comment les victimes sont-elles prises en charge?», que la Municipalité de Lausanne a décidé d’expliquer, par le menu, l’accueil qui leur est réservé par la police.

Dans sa réponse, elle révèle également qu’elle souhaite vouloir renforcer les compétences de sa police, notamment des primo-intervenants, en dispensant une formation sur le harcèlement de rue applicable plus largement aux violences sexistes.

Pour ce qui est de l’accueil réservé aux victimes de viol, le premier cas de figure est celui de la personne qui s’adresse par ses propres moyens à la police. Dans les différents postes à Lausanne, les personnes sont rapidement orientées et prises en charge.

La police judiciaire dispose d’un local permettant aux victimes d’attendre dans un environnement «approprié», à l’écart de la réception. Un aménagement particulier a été réalisé pour relier directement cette salle d’attente aux locaux d’audition. Elles évitent ainsi de croiser d’autres personnes.

L’autre cas de figure est celui des personnes qui sont directement prises en charge sur le lieu de l’agression. Elles sont immédiatement conduites vers les locaux de la police judiciaire pour y être reçues, elles aussi, par des policiers spécialisés.

Une formation spécifique

Le personnel de la Brigade des mœurs suit d’ailleurs une formation spécifique à la prise en charge des victimes. Il bénéficie aussi de stages réalisés auprès du centre de consultation LAVI (loi fédérale sur l’aide aux victimes d’infractions).

Selon le souhait de la victime, elle pourra être entendue soit par un homme soit par une femme. Durant la nuit et les week-ends, ce personnel peut être mobilisé en tout temps pour une prise en charge.

Pour ce qui est de la protection de la victime, si la situation l’impose, du personnel policier pourra la reconduire là où elle souhaite se rendre. La police lausannoise ne dispose toutefois pas de service de protection personnelle.

Il arrive que la police appuie les victimes dans les démarches visant à changer un cylindre de porte ou d’autres mesures de sécurisation du logement, par exemple.