Switzerland

Le coronavirus fait de l’ombre aux municipales

Dans les rues désertes de Genève, leurs portraits se baladent à flanc de tram et décorent les trottoirs. Les publicités pour les treize candidats au Conseil administratif (Municipalité, en vaudois) rappellent qu’une campagne électorale est en cours. L’État a décidé de maintenir le second tour des municipales, reportant les résultats au mardi 7 avril.

La crise du coronavirus force les partis à mener une drôle de campagne où l’équilibre entre visibilité et retenue est dur à trouver. «Il a fallu réinventer ce deuxième tour, confirme la PDC Marie Barbey-Chappuis, arrivée en sixième position le 15 mars. Une campagne, ce sont des stands, un affichage public, des réunions. Or, tout cela ne marche plus. Nous avons mis l’accent sur le digital en essayant de trouver un équilibre pour ne pas donner un sentiment de matraquage alors que les gens n’ont pas la tête à la campagne.»

La démocrate-chrétienne a misé sur la mise en ligne d’une lettre aux Genevois. «C’est un moyen de m’adresser à eux, de leur dire que je suis consciente que personne n’a la tête à ça.» Arrivée à 400 voix de la cinquième et dernière place qualificative à l’Exécutif, cet entre-deux-tours crucial est délicat à gérer pour cette mère de famille. «Je jongle entre mon travail, l’école à la maison avec mes filles et les moments de calme pour organiser la campagne. J’essaie de dégager deux-trois heures chaque jour pour travailler dessus, notamment le soir quand mes enfants dorment», témoigne Marie Barbey-Chappuis.

Le PLR Simon Brandt a devancé la candidate PDC le 15 mars. Il estime que cette campagne sans serrage de mains sur les marchés lui est favorable. «Vu que je suis assez timide de nature, cela ne me déplaît pas», reconnaît le PLR. Celui-ci occupe ses journées à écrire. Il est très prolifique sur les réseaux sociaux. «J’ai écrit beaucoup de billets de blog sur ma vision de la situation. Je suis le seul à m’exprimer sur les raisons de cette crise et sur les solutions pour en sortir», juge Simon Brandt.

Le conseiller municipal voit en ce second tour un moyen de parler du fond. «Nous ne pouvons pas nous contenter de serrer des mains et nous afficher tout sourire, lance Simon Brandt. Nous traversons une crise sanitaire dont il faut parler. C’est le moment de montrer qu’on est à la hauteur pour la gérer.»

Contrairement au candidat PLR, d’autres regrettent de ne pouvoir s’exprimer sur l’espace public. «J’apprécie beaucoup le contact direct avec les Genevois. Il me manque énormément, ce n’est pas la même dynamique», rapporte la socialiste Christina Kitsos, arrivée deuxième derrière son colistier, le sortant Sami Kanaan. Elle a malgré tout dû se tourner vers une campagne numérique. «Nous organisons des séances sur les applications à distance. Je continue aussi d’être active sur les réseaux sociaux. Ils sont toutefois un peu faussés car les gens qui nous suivent nous sont souvent acquis.»

En campagne confiné

Autre membre du ticket rose-vert, l’écologiste Alfonso Gomes espère une confirmation du premier tour. Les quatre candidats de gauche avaient trusté les premières places. «Sans vendre la peau de l’ours, cela permet de réfléchir à comment on va sortir de cette situation et gérer un été caniculaire avec des populations affaiblies», explique-t-il.

Alfonso Gomes doit gérer un entre-deux-tours particulier durant lequel il ne peut sortir. «Je suis confiné à la maison. Donc je fais campagne depuis là uniquement. Je suis sur les réseaux sociaux et je télétravaille. J’utilise beaucoup mon téléphone et les applications Zoom ou Skype.»

À l’instar de son parti, le MCG, Luc Barthassat est pour sa part opposé à la tenue du scrutin. L’ancien conseiller d’État a toujours aimé le contact avec la population. «Il aurait fallu repousser, lance l’ex-ministre genevois des Transports. Je me sens très mal à l’aise dans une ambiance pareille.»

Luc Barthassat veut se faire discret. «Je ne vais pas me mettre en photo sur les réseaux sociaux avec un costume dans ces circonstances. Au milieu de cette actualité, c’est un peu la honte de se mettre en avant, estime l’ancien ministre, arrivé décroché au premier tour. Je m’en tiens à des réactions à l’actualité. Il ne faut pas arriver tout souriant au milieu de news sur le coronavirus.»

Le politologue genevois Pascal Sciarini voit un manque de prévisibilité. «Avec si peu de campagne et une participation qui sera faible, nous ne sommes pas à l’abri de surprises car il est un peu plus facile de gagner quelques centaines de voix», prévient-il. Pascal Sciarini estime qu’il n’y a pas de bonne manière de mener cet entre-deux-tours. «C’est délicat pour les candidats car, s’ils en font trop, ils pourraient heurter les gens qui s’inquiètent de la crise. Mais ne rien faire est aussi risqué si les autres agissent. Le souci est de garder un équilibre.»

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