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Switzerland

La Ville ne veut pas d’une crèche ouverte tout l’été

Faire appel à la famille, trouver une nounou à court terme, compter sur l’accueil d’urgence au jour le jour… Faire garder son tout-petit lorsque les crèches ferment durant la période estivale relève parfois du casse-tête pour les parents dans l’obligation de travailler. Et dans le canton, les solutions institutionnelles sont minces. En Ville de Genève, une motion demande l’ouverture d’une crèche aérée, calquée sur le modèle carougeois. Mais la Commune ne compte pas entrer en matière.

Pourtant, la structure mise en place par la Cité sarde fait carton plein. Depuis 2015, une permanence est assurée tout l’été grâce à une rotation entre les quatre institutions de la petite enfance carougeoise. Cette «crèche aérée» compte 25 places et affiche évidemment complet, même si l’effort en amont est important.

Fermeture plusieurs semaines d'affilée

«C’est un travail intense, note Ursula Adjam, de l’Association EVE Grands Hutins et Tambourine. Nous devons nous conformer aux normes en termes d’encadrement, obtenir les autorisations. Mais cette structure fonctionne très bien.» Toutes les demandes n’ont pas pu être honorées, même si plus d’une centaine d’enfants ont pu en bénéficier. Pour répondre à un maximum de demandes, la durée d’accueil est en général d’une semaine au maximum. La priorité est donnée aux familles dont les deux parents travaillent.

Et cette structure fait des émules. En Ville de Genève, la conseillère municipale et candidate PDC au Conseil administratif Marie Barbey-Chappuis demande, par le biais d’une motion, la mise en place d’une crèche aérée sur le même modèle. En Ville, «les crèches ferment en moyenne entre trois et quatre semaines d’affilée en été (sur un total annuel de cinq à six semaines), rappelle l’élue. Il n’existe pas, pour les enfants d’âge préscolaire, une offre estivale comme il en existe pour les enfants dès 4 ans (centre aéré ou maisons de quartier).» Elle rappelle par ailleurs «qu’en Suisse, la situation des familles s’est profondément modifiée depuis vingt ans: une majorité d’entre elles voient les deux parents être actifs professionnellement.»

Crèche en forêt

Mais du côté de la Ville, ce projet n’est pas à l’ordre du jour. «Notre mandat principal consiste à mettre à disposition des places en structures d’accueil, hors vacances scolaires estivales. Et c’est ce que les familles demandent», rappelle Manuelle Pasquali-De Weck, chargée de communication au Département de la cohésion sociale et de la solidarité. Tout en précisant: «Il est arrivé que des structures subventionnées, comme la crèche en forêt, mettent en place des accueils spécifiques, ce que nous avons soutenu.»

Rappelons que d’ici à 2020, la Ville prévoit la mise en place de 650 nouvelles places de crèches.

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