Switzerland

La justice, un pont entre les deux mondes d'Antonella Cereghetti

Les félicitations s’égrainent à mesure que la silhouette gracile d’Antonella Cereghetti traverse le couloir feutré de son étude lausannoise. Nous sommes au lendemain d’une victoire au retentissement international. Un juge vient d’acquitter douze militants du climat au nom de l’état de nécessité de la planète. L’ex-bâtonnière a fait partie de l’aréopage d’avocats ayant défendu les prévenus pro bono. Elle accueille les compliments d’une phrase aimable, n’en rajoute pas et dresse un bilan souriant devant un espresso.

Le discours est mesuré, les gestes contenus au périmètre du siège où elle s’est perchée. L’intensité des émotions est ailleurs: concentrée dans deux amandes aux iris verts, traversées d’éclairs félins. Ce regard condense l’enfant choyée ballottée entre deux familles, l’adolescente en mal de choix dans le tourbillon libertaire des années 70, la jeune adulte sur le point de convertir une «relation de bistrot» en mariage pour attirer l’attention paternelle, l’épouse «adepte de la scène de ménage» (à condition d’en sortir), la révoltée ruant contre les acquis lorsqu’ils lui semblent arbitraires, la femme de loi cofondatrice d’Alba, pour Avocates à la barre, afin de défendre son genre dans un milieu alors ultrapatriarcal.

Elle assume son côté rebelle: «Les règles du droit, je les comprends bien et j’ai l’intime conviction que c’est ce qui nous permet de vivre en société. Mais je peux aussi être critique envers l’idéologie dominante. Je déteste les discours convenus, comme ceux qui ont cours maintenant sur la défense des victimes, du genre ou de la planète. Quand on y recourt, on oublie une partie de l’humanité. L’idée c’est de rester quand même tolérant.»

Le grand écart

Cette ouverture n’est pas venue de nulle part. L’enfant de très jeunes enseignants vaudois a poussé en faisant le grand écart. Entre deux parents séparés, deux paires de grands-parents, un versant bourgeois et l’autre ouvrier, Lausanne et Yverdon: «Ma grand-mère paternelle a été une sorte de permanence affective. J’habitais avec ma mère et ses parents à Lausanne, mais le week-end j’étais à Yverdon. Ces grands-parents m’ont transmis de très fortes valeurs.» Des repères sans cesse confrontés à la réalité bourgeoise de l’autre partie de la famille. «J’avais le sentiment de devoir faire des choix entre deux vies, deux comportements. Mais à la fin cela m’a permis de choisir des valeurs dans chacun de ces mondes et d’avoir un regard critique de l’un sur l’autre.»

On la sent très au clair aujourd’hui sur la force tirée de ces racines mêlées, qui trouvent leur pleine expression dans une profession où l’on côtoie tous les destins. Une vocation chevillée à l’âme très jeune mais qu’elle n’accomplira qu’après moult méandres. Elle se lance dans le droit après avoir terminé une licence en sociologie et hésité à devenir couturière: «C’était le métier d’une de mes grands-tantes. Elle m’avait appris à coudre, broder, tricoter. J’aimais toutes ces activités en lien avec les femmes.» La broderie compte encore au nombre de ses loisirs et son élégance raconte l’attention à la beauté et aux matières.

Épanouissement professionnel

1985 est une année clé: Antonella obtient sa licence en droit, commence à travailler comme greffière dans plusieurs tribunaux. Installée à Yvonand, où elle partage la vie d’un ouvrier, elle préside le Conseil communal — elle y siégera sept ans, dans les rangs du Parti socialiste. À son discours du 1er Août assiste un de ses anciens camarades du Collège de l’Élysée, un fidèle de son groupe d’amis. Cinq ans plus tard, il se révélera compagnon de vie: «À un moment, ça s’est imposé comme l’évidence.» Elle épouse Jacques Zwahlen en 1993 et élève à ses côtés un fils «que je considère comme le mien. Je l’ai connu tout petit et heureusement que j’ai vécu cela car je n’ai pas eu d’enfants.»

Dans ce couple où l’on s’amuse à se répartir les «dicastères» (l’intérieur et les relations extérieures pour madame, les cultes, l’histoire et la politique pour monsieur), on trouve «beaucoup de soutien réciproque». Tour à tour dans leur carrière ils occupent des postes importants. «J’avais parfois de la peine à accepter son rythme quand il était directeur de la maison Veillon. Mais lui, fort de cette expérience, a su me comprendre quand j’étais bâtonnière.» Plus que le statut honorifique dévolu à cette fonction, celle qui n’aime rien tant qu’enfouir ses mains dans le concret y verra l’occasion de défendre un métier malmené.

Une grande ouverture d’esprit

Au cours de ces deux années intenses, elle met des mots sur l’épanouissement professionnel ressenti dès ses premiers jours de stage: «Il y a des gens qui basculent dans l’illégalité, qui commettent ou sont victimes d’actes irréparables. Est-ce que je peux, moi, essayer de faire quelque chose pour donner du sens à ces actes-là?» Une de ses amies de brevet admire ses qualités personnelles et professionnelles mêlées: «Elle a l’art du débat sans être jamais dans la confrontation, ce qui est particulier! Cela tient je crois au fait qu’elle n’est fondamentalement pas doctrinaire, qu’elle possède une grande ouverture d’esprit.»

Pour décompresser, en plus du sport qu’elle s’impose en respiration dans des semaines de plus de 60 heures, les vacances permettent à l’associée de bouquiner ou voir un film sans sombrer dans le sommeil. Et que fait-elle pour s’immerger à l’étranger? «Je me rends dans les tribunaux pour assister à des audiences. Cela vous donne une idée de l’ambiance d’un endroit, du tissu social.» Autant dire que le mot «retraite» grince un peu aux oreilles de celle qui vient de franchir la soixantaine. Probablement parce que ce travail est au fondement de son être: «Ce métier pour moi, c’est être au plus proche des gens.»

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