Switzerland

La croissance suisse pourrait plonger de 5% cette année

C’est un véritable coup de massue pour l’économie suisse. Le pays va entrer en récession avec la propagation du coronavirus qui plombe les entreprises. Les premiers chiffres commencent à tomber. «Nous estimons la contraction de la croissance à – 5% pour l’année 2020», détaille Samy Chaar, chef économiste de Lombard Odier.

Froid dans le dos

Les chiffres font froid dans le dos. «Il s’agit de la pire récession depuis la guerre», explique Fabrizio Quirighetti, chef économiste du gérant indépendant Decalia, à Genève. Avec la crise sanitaire, les gens restent chez eux et une bonne partie de l’économie est à l’arrêt. Des grandes compagnies aériennes aux petits indépendants, beaucoup sont touchés.

L’aviation, la restauration, les magasins d’habits, les commerçants, l’hôtellerie, les loisirs, la culture ou encore les agences de voyages sont notamment frappés de plein fouet par la pandémie.

La banque Pictet est globalement sur la même longueur d’onde. «Nous nous attendons à une contraction économique similaire à celle de l’Europe cette année, soit entre – 2 et – 2,5% en termes de PIB, avant une reprise», confie Christophe Donay, responsable de la recherche macroéconomique de la banque Pictet.

Horrible début d’année

Le début d’année s’annonce même catastrophique. «Les deux premiers trimestres pourraient connaître une baisse annualisée de –20% de croissance», souligne Samy Chaar.

Aucun motif d’espoir? Pas forcément. «La contraction sévère, essentiellement concentrée sur la première moitié de 2020, sera fortement compensée par la reprise conséquente attendue lors des deux derniers trimestres de 2020», prévoit Samy Chaar.

Le regain d’optimisme en seconde partie d’année s’explique facilement. Le confinement partiel des populations européennes et américaines constitue un premier pas vers la résolution de la crise sanitaire. En parallèle, les actions massives des gouvernements et des banques centrales pour soutenir l’économie mettent de l’huile dans les rouages. Dernier exemple en date, les pays du G20 vont injecter la bagatelle de quelque 5000 milliards dans l’économie mondiale pour «contrer les répercussions sociales, économiques et financières de la pandémie».

À cet égard, le plan de soutien de la Confédération aux privés et entreprises, d’un peu plus de 40 milliards de francs, permettra d’atténuer les effets de la crise en évitant des faillites. Tout cela est salué par les économistes. «Partant du principe que les mesures de soutien sont massives, nous pensons que le mouvement de reprise se poursuivra en 2021», relève François Savary, stratégiste du gérant Prime Partners.

Les milieux académiques sont sur la même longueur d’onde. «Si les mesures prises parviennent à éviter que le problème ne génère une vague de faillites, l’économie pourra remonter en puissance en 2021», estime Cédric Tille, professeur d’économie à l’Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID). Mais ce dernier ne s’attend pas à une croissance exceptionnelle l’année prochaine, «car les affaires perdues durant la crise ne seront pas rattrapables par la suite pour bien des entreprises».

La partie n’est pas gagnée pour autant. La pandémie devra par ailleurs être rapidement jugulée pour que l’économie redémarre cette année encore. «Les scénarios actuels tablent sur des mesures de confinement qui seraient levées d’ici à quatre semaines en Europe et à fin mai aux États-Unis», explique Fabrizio Quirighetti.

Dans ce cas, les entreprises et les consommateurs retrouveraient progressivement de l’appétit à partir de l’été. «La capacité de consommation et les chaînes de valeur pourraient revenir lentement mais sûrement aux tendances antérieures au choc provoqué par la pandémie du Covid-19», assure Samy Chaar.

Second plan de Berne

La Confédération devra d’autre part probablement remettre la main à la poche. Le paquet de mesures risque de ne pas se révéler suffisant pour contrer les effets du coronavirus sur l’économie. «Je pense qu’il faudra plus, confirme Cédric Tille. Une partie des prêts aux entreprises devrait ainsi être passé par le compte de pertes et profits du pays. «Il conviendrait d’effacer les dettes des sociétés ne pouvant pas rembourser, mais ayant des fondamentaux sains si l’on fait abstraction du manque à gagner durant la crise, pour éviter de les mettre en faillite.»

Le scénario catastrophe? Une seconde vague de pandémie qui frapperait l’Asie et un virus qui reviendrait l’hiver prochain. Dans ce cas dramatique, à moins qu’un vaccin n’ait été trouvé d’ici là, l’environnement récessionniste pourrait se prolonger jusqu’en 2021.

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