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États-Unis: L’assaut contre le Capitole peut-être pas si spontané que ça

Dix jours après le 6 janvier, les questions se multiplient sur le niveau de préparation de l’assaut du Capitole.

Des soldats de la Garde nationale stationnés près du Capitole, le 15 janvier 2021.

Des soldats de la Garde nationale stationnés près du Capitole, le 15 janvier 2021.

AFP

Des colonnes d’attaquants disciplinés, une femme criant des instructions au mégaphone, des visites suspectes du bâtiment la veille: les questions se multiplient sur le niveau de préparation de l’assaut du 6 janvier contre le Capitole et la possibilité de complicités à l’intérieur de l’institution.

Les experts ont souligné que les violences du 6 janvier étaient globalement chaotiques, désorganisées et typiques d’une émeute spontanée. Mais les vidéos, les photos et les communications analysées depuis ces violences menées par des partisans de Donald Trump suggèrent un niveau inquiétant de préparation.

Sur une vidéo, une douzaine d’hommes vêtus d’un attirail militaire grimpent en file indienne les marches du Capitole, traversant la foule des manifestants jusqu’aux portes de bâtiment. Et à l’intérieur, plusieurs hommes ont été photographiés portant des liens en plastiques pouvant être utilisés comme des menottes, ce qui a été interprété comme une potentielle volonté de prendre des otages.

«Signes de coordination»

Plusieurs élus ont remarqué que les manifestants pro-Trump qui ont vandalisé le bureau de la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi semblaient familiers du bâtiment, qui tient pourtant du labyrinthe. «Ils savaient où aller», a déclaré sur CBS le représentant démocrate James Clyburn. «Oui, quelqu’un à l’intérieur du bâtiment a été complice».

Une quinzaine de personnes ont été arrêtées et le ministère de la Justice a prévenu que plus de 200 autres pourraient être inculpées. Mais la justice n’utilise pas les termes «conspiration» ou «complot» pour décrire les violences du 6 janvier.

Michael Sherwin, le procureur de Washington qui supervise l’enquête, a indiqué vendredi qu’elle révélait des «signes de coordination», notamment des communications entre ceux qui étaient à l’intérieur du bâtiment et ceux à l’extérieur. Découvrir s’il y avait une «structure de commandement globale» et des équipes organisées est la «priorité numéro un» des enquêteurs, a-t-il ajouté. «Cela va prendre des semaines, si ce n’est des mois pour découvrir les réelles motivations de certains de ces groupes», a-t-il dit. Mais «il n’y a pas de preuve à ce stade de l’existence d’équipes chargées de tuer ou capturer, voire d’assassiner».

«Reconnaissance» des lieux la veille

L’élue démocrate Mikie Sherrill a affirmé que des groupes de partisans de Donald Trump avaient effectué des «visites de reconnaissance» du Capitole la veille, des visites qu’elle a qualifiées de «suspectes». Ces visiteurs «n’ont pu avoir accès au complexe du Capitole que par l’intermédiaire d’un élu ou un employé du Congrès», a-t-elle noté dans une lettre ouverte à la police du Capitole.

Une vidéo attire particulièrement l’attention. On y voit plusieurs manifestants qui se regroupent dans une pièce du Capitole pour décider de la suite à donner après avoir réussi à pénétrer dans le bâtiment. Une femme arborant un chapeau rose donne des instructions au mégaphone à ceux qui ont pu pénétrer dans le bâtiment, à travers une vitre brisée.

«Hé les gars, je suis allée dans l’autre pièce», leur dit-elle. «Dans l’autre pièce, de l’autre côté de cette porte-là, juste là où vous êtes, il y a une vitre. Si quelqu’un – si elle est brisée, vous pouvez vous laisser tomber dans la pièce en dessous». «Il y a aussi deux portes dans l’autre pièce. Une à l’arrière et une à droite quand vous entrez», ajoute-t-elle. «Il faudra vous coordonner si vous voulez prendre ce bâtiment».

Pas de conspiration

Mais pour Matthew Feldman, du centre de réflexion britannique Center for Analysis of the Radical Right, cela ne suffit pas pour parler d’opération planifiée ou de conspiration. Les manifestants «n’apparaissaient pas organisés, mais il est clair que dans la foule, il y en avait certains qui étaient organisés», estime-t-il, notant la présence de membres de groupes d’extrême droite connus pour leur violence comme les Three Percenters, Oath Keepers et les Proud Boys.

Leur présence, la découverte de bombes artisanales non loin de là, les menaces verbales et les appels à capturer des élus du Congrès, représentent des signes de «terrorisme», selon lui. «Il y avait une foule d’émeutiers (…) et au milieu, il y avait des terroristes intérieurs» qui étaient «clairement en train de planifier quelque chose».

Nancy Pelosi elle-même a paru vendredi donner crédit à une coordination d’émeutiers. «Si en fait il s’avère que des membres du Congrès ont été complices de cette insurrection, s’ils ont aidé et encouragé ce crime, il pourrait y avoir des mesures prises au-delà du Congrès, en matière d’inculpations», a-t-elle dit.

AFP

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