Switzerland

Editorial: Un Wecqome 3 pour aider la culture

Et si l’on disait merci à Anne-Catherine Lyon. Merci à notre ancienne ministre pour avoir empêché Stefano Stoll en 2014, pourtant choisi par une commission ad hoc, de s’en aller diriger le Musée de lÉlysée. D’abord, parce que Tatyana Franck fait un job tout à fait honorable au sein de l’institution lausannoise. Mais surtout parce que le directeur du festival Images à Vevey nous montre, en ces temps de sinistrose du loisir intellectuel, comment la culture peut bel et bien vivre avec le virus. En inoculant un plaisir à consommer gratuitement et sans modération.

Autant le dire, en ce début d’automne, il n’y a pas photo entre l’Élysée et Images. Pour dire au revoir à sa glorieuse bâtisse - 30 ans de ménage commun quand même - et à bientôt dans Plateforme 10, le premier nous sert jusqu’à demain une exposition assez tristoune de la peut-être nouvelle garde choisie par l’ancienne peut-être nouvelle garde alors qu’on aurait préféré un hommage à tout ce qui est glorieusement passé dans ses murs. Le second, bien au contraire, fait dans le ludisme absolu, en ayant su s’adapter. Extérieure, intérieure, dans des lieux souvent incroyables, l’expérience est totale. Même «Le Monde» lui a consacré une page entière.

«Il faut soutenir le secteur. Publiquement. Mais aussi individuellement»

Quand Label Suisse annonce cinq fois moins de visiteurs qu’en 2018 alors que c’est aussi gratuit ou lorsque l’Office fédéral de la culture assure qu’une grande majorité de Suisses ne veulent pas retourner au théâtre, au musée, au cinéma avant que le virus soit parti, le directeur de la manifestation veveysanne assure que ses chiffres de fréquentation sont encore meilleurs qu’attendus. Pourquoi? Peut-être parce qu’on se balade dans Images dans toutes ses largeurs sans obligation ni contrainte. Un peu comme pour une randonnée en montagne. Avec ce sentiment, même lorsqu’on doit parfois se couvrir le museau, de titiller nos neurones en toute liberté.

Cette souplesse, cette flexibilité, cette envie, ce sera peut-être ça la culture de demain. Sans renier le passé, elle devra se réimaginer. En attendant, il faut la soutenir. Publiquement. Mais aussi individuellement. Y compris celle qui se paie. En achetant des billets pour des spectacles qu’on ne verra peut-être pas et renoncer au remboursement si c’est le cas. Ou alors en imaginant une initiative telle que la plateforme WelQome où l’état soutiendrait le secteur comme il vient de le faire pour les vignerons, les restaurants ou l’industrie du loisir. Pendant le confinement, la culture a su nous sauver en investissant nos écrans comme une alternative au présentiel. À nous de lui venir en aide avant de pouvoir tous à nouveau savourer charnellement les arts, les uns sur les autres, débarrassés de tous les masques.

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