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Berlin en appelle au «sens des réalités» de Londres

Les négociations post-Brexit sont au point mort, déplore un haut-fonctionnaire européen allemand, à la manœuvre pour nouer un accord sur les questions de sécurité et de politique étrangère.

Michael Roth.

Michael Roth.

AFP

Séparés mais pas divorcés. C’est un peu ainsi que pourrait se résumer la situation actuelle du Royaume-Uni qui, s’il a bien quitté l’UE au 31 janvier dernier, est actuellement toujours au bénéfice d’un accord de transition qui court jusqu’au 31 décembre prochain. En attendant, le gouvernement britannique met les pieds au mur pour institutionnaliser ses futures relations avec l’Union européenne, qu’il faudra pourtant rapidement définir.

Aussi, un haut-responsable de la diplomatie allemande a-t-il exhorté le Royaume-Uni à faire preuve de «plus de sens des réalités et de pragmatisme» dans les négociations actuellement en panne pour un accord post-Brexit, dans un entretien à l'AFP.

Dans cette interview réalisée mardi par vidéoconférence à Berlin, le ministre adjoint chargé des Affaires européennes, Michael Roth, déplore aussi que l'exécutif londonien «semble ne pas être intéressé de parler davantage de questions de sécurité et politique étrangère» avec l'UE, dont l'Allemagne a pris la présidence tournante le 1er juillet.

«Je suis déçu du fait que Londres s'éloigne toujours plus de la déclaration politique sur laquelle nous nous sommes mis d'accord comme une base des négociations», lance le social-démocrate en charge depuis 2013 des questions européennes au sein du ministère des Affaires étrangères. «Je souhaiterais de la part des responsables à Londres plus de sens des réalités et de pragmatisme», critique-t-il.

Depuis que le Royaume-Uni a quitté l'Union européenne le 31 janvier, les deux parties ont engagé d'intenses discussions pour définir le cadre de leur nouvelle relation et nouer un accord de libre-échange à l'issue de la période de transition, qui se termine le 31 décembre.

Mais les pourparlers patinent face au refus actuel du gouvernement de Boris Johnson de s'engager sur les conditions d'une concurrence équitable et d'un accord équilibré sur la pêche.

«Global Britain»

Concernant la politique de sécurité, il estime que «dans le monde post-coronavirus, qui sera sans doute inconfortable au niveau géopolitique, il est d'autant plus important d'avoir des partenaires dignes de confiance».

«Mais il est vrai qu'il faut toujours être deux pour danser le tango. Actuellement, nous dansons tout au plus sur place», constate-t-il.

Boris Johnson avait déjà déçu ses partenaires européens en refusant, contrairement à l'engagement pris dans la déclaration politique scellant le divorce entre le Royaume-Uni et l'UE, «d'institutionnaliser» les futures relations en matière de sécurité avec l'UE.

Le Royaume-Uni, en pleine redéfinition de sa politique étrangère autour du concept cher aux «Brexiters» de «Global Britain» ("Grande-Bretagne mondiale"), a déjà fait valoir que -outre via son engagement dans l'OTAN-, le Royaume-Uni coopérait déjà étroitement avec l'UE, notamment en Iran ou Libye.

Moteur franco-allemand

Les négociations post-Brexit sont l'un des gros dossiers auxquels l'Allemagne est confrontée à l'occasion de sa présidence, marquée du sceau de la crise économique sans précédent liée à la pandémie du Covid-19.

S'ajoutent le thème du lien entre l'octroi des financements européens et le respect des principes démocratiques, les négociations avec le Parlement européen pour l'adoption du budget pluriannuel de l'UE, le changement climatique ou encore une politique migratoire «solidaire et humanitaire», énumère Michael Roth.

Il dit compter plus que jamais sur le soutien de la France, alors que le moteur franco-allemand a été récemment réactivé avec l'initiative d'Emmanuel Macron et d'Angela Merkel pour un plan de relance de l'UE, qui a servi de base au paquet de 750 milliards d'euros approuvé fin juillet par les chefs d'Etats et de gouvernement des 27.

La chancelière avait pour la première fois accepté des dettes communes en Europe pour aider en particulier les pays les plus touchés par la crise comme l'Italie ou l'Espagne.

«Le moteur franco-allemand a toujours tourné, même s'il faut reconnaître qu'il a parfois toussoté», estime M. Roth. Il s'agit à présent d'accélérer la cadence, affirme-t-il, et «d'emmener avec nous les autres pays européens (...) car l'Europe est avant tout un jeu d'équipe».

A cet égard, il a salué la nomination d'un nouvel alter ego à Paris, Clément Beaune, ancien conseiller du chef de l'Etat français et désormais chargé des Affaires européennes.

«Nous sommes tous les deux tout feu tout flamme pour l'Europe, des hommes de convictions», assure-t-il, «cela crée des liens».

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