Switzerland

Amiante à l'école des Pâquis: la Ville laisse la Suva décider

Un arrêt immédiat du chantier de l’école des Pâquis. Et des visites médicales pour tous les ouvriers potentiellement exposés, financées par les responsables du chantier. C’est ce qu’exige le syndicat Unia dans un communiqué envoyé mercredi matin, suite à notre article relatant la contamination d'une zone du chantier, à présent désamiantée (voir notre article «Contaminé à l’amiante, le chantier de l’école des Pâquis a dû fermer»).

Le secrétaire régional d’Unia Alessandro Pelizzari, même s’il croit volontiers au nettoyage de la zone problématique, doute de la gestion future des parties contenant de l’amiante: «Le degré de négligence est élevé. Nous sommes vraiment surpris de la manière dont ce chantier de la Ville a été géré depuis deux ans et demi. L’ampleur du risque encouru par les ouvriers est hors du commun. Les visites médicales aujourd’hui nous semblent importantes, pour ne pas qu’on puisse mettre la faute dans dix ans sur le mode de vie personnel des ouvriers en cas de cancer.»

Dans un communiqué envoyé cet après-midi, la Ville de Genève indique qu'elle va «se tourner vers la Suva (ndlr: soit la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents) pour demander que soient prises les mesures de nature à informer clairement les ouvriers sur les possibles dangers encourus et, si elle le juge nécessaire, d’envisager une visite médicale. S’agissant de l’arrêt du chantier, la Ville de Genève s’en remet à l’expertise de la Suva.»

«Par ailleurs, la Ville va exiger un rapport précis sur le déroulement de cet incident afin de déterminer le degré de gravité et les responsabilités des entreprises et bureaux mandatés pour la réalisation des travaux», précise encore le communiqué.

Investie de l'avenir du chantier de l'école des Pâquis, la Suva, quant à elle, planche encore sur la réponse à donner à l'heure où nous écrivons ces lignes.

Développement suit.