logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo
star Bookmark: Tag Tag Tag Tag Tag
Switzerland

Un proche collaborateur de Jacqueline de Quattro sous enquête

Condamné le 27 août à une amende de 2000 francs pour violation des obligations en cas d'accident, le secrétaire général du Département du territoire et de l’environnement (DTE), Nicolas Chervet, est désormais doublement dans la tourmente. Comme le confirme le chancelier Vincent Grandjean, une enquête administrative a été ouverte par le Conseil d’Etat le 30 octobre pour faire la lumière sur «certaines allégations de dysfonctionnements imputés au secrétaire général». Le gouvernement a décidé de confier cette tâche à un mandataire externe, soit une société spécialisée dans le conseil en ressources humaines. Le but de l’enquête est «d’établir les faits et d’analyser le management, l’organisation et les processus pouvant influencer le climat de travail au sein de ce service de l’Etat».

Les reproches à l’encontre du numéro deux de Jacqueline de Quattro ont été détaillés par «24 heures» dans une enquête publiée le 12 octobre 2019, où il était question notamment de l’intervention du Groupe Impact (GI) en 2014. Chargée de la gestion des conflits et du traitement des situations de harcèlement au travail, cette entité indépendante était alors intervenue à la demande de cadres du Secrétariat général. Un document de synthèse transmis à l’équipe par le GI révèle que ces collaborateurs reprochaient notamment à Nicolas Chervet une «absence d’exemplarité», une «attitude arrogante/rabaissante», un «autoritarisme déplacé» et une «difficulté à gérer le stress».

Une dénonciation suivie de départs

Sous «démarche convenue», il était prévu que le GI «présente les constats de l’équipe à M. Chervet», que l’équipe «informe Mme de Quattro de la démarche faite au groupe Impact» et que ce dernier intervienne «en cas de représailles».

Selon nos informations, certaines des personnes qui avaient dénoncé le comportement du secrétaire général à l’époque ont quitté le département depuis. Plusieurs de celles qui sont restées maintiennent leurs griefs, décrivant une ambiance particulièrement délétère depuis la publication de l’article de «24 heures» le 12 octobre.

Nicolas Chervet écarte tout reproche

Dans cette même édition, Nicolas Chervet réfutait tous les reproches à son égard et affirmait qu’«un cadre de direction doit prendre régulièrement des décisions difficiles en termes de conduite des dossiers et de direction du personnel, qui ne plaisent pas forcément à tous. Après avoir entendu les griefs, le Groupe Impact n’est pas entré en matière car il a pu exclure tout abus de ma part et a confirmé le bien-fondé de mes décisions.»

Le chancelier fait savoir que le Conseil d'Etat «se déterminera dans les prochaines semaines sur les éventuelles suites à donner» au rapport découlant de l’enquête administrative. Le gouvernement précise également qu’«en tant qu’autorité d’engagement», il sera appelé «à se prononcer ultérieurement» sur la condamnation de Nicolas Chervet. Ce dernier avait donné un faux nom et un faux numéro de téléphone à une conductrice dont il avait embouti la voiture à Prilly en décembre 2018.

Contacté hier, le secrétaire général déclare prendre acte de la décision du Conseil d'Etat: «Je participerai pleinement et en toute transparence à cette enquête, laquelle devrait permettre à chacun(e) d’exprimer son ressenti et sa compréhension des choses devant une entité neutre et indépendante. Dans l’attente des conclusions de l’enquête, j’entends me consacrer au plus près de ma conscience aux tâches qu’implique ma fonction.»

Développement suit.

Themes
ICO