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Trois choses à savoir sur... «Nightmare Island»

1. Une île truffée de pièges

Il arrive que le paradis se confonde avec l’enfer. «Nightmare Island», remake lointain de la série «L’île fantastique», se déroule sur une île paradisiaque où tous les rêves peuvent se réaliser. Surtout les plus noirs. Truffée de pièges, l’île en question se referme sur les riches visiteurs venus y assouvir leurs fantasmes.

2. Séquences de torture

D’où une curieuse coloration pour ce film qui a l’allure d’un «Jumanji» mais lorgne au final vers le film d’horreur. Avec au passage quelques séquences de torture et d’effroi plutôt grand public (pour faire simple, on en a vu d’autres). Est-ce que cela suffit à en faire une production qui sort de la moyenne? Malheureusement pas. Pour d’assez simples raisons: ni le casting ni la réalisation ne parviennent à émerger de cette approximative mélasse.

3. Interprétation trop amateur

Derrière la caméra, on retrouve un illustre inconnu, Jeff Wadlow, dont on cherche toujours un titre de gloire dans la filmographie. Et devant, des prétendants au titre parmi lesquels Lucy Hale (photo) ou Michael Pena, sans doute le plus célèbre de l’équipe. En soi, cela n’est pas un défaut, mais il se trouve que leur jeu demeure trop amateur pour conférer un peu d'adrénaline à un métrage qui manque de tout, à commencer par de la conviction. Projeté à la presse sous embargo – on se demande bien pourquoi –, ce film horrifique du pauvre ne marquera pas les annales.

Horreur (États-Unis, 110’, 16/16). Cote: *