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Switzerland

Stiel: «On était tous des spéciaux, chacun avec sa différence»

Et si le FC Saint-Gall allait au bout de son rêve en faisant la nique aux nantis du championnat, Young Boys et Bâle? Déjouant tous les pronostics, le formidable parcours réalisé par la jeune équipe entraînée par Peter Zeidler fait souffler un vent de fraîcheur bienvenu sur tout le football helvétique. Il rappelle celui réussi vingt ans plus tôt par les «Brodeurs», couronnés champion de Suisse surprise.

Dirigé par Marcel Koller, Saint-Gall, qui évoluait encore dans l’ancien Espenmoos, alignait notamment à l’époque Ivan dal Santo, Marc Zellweger, Marco Zwyssig, Pascal Thüler, Giuseppe Mazzarelli et Sascha Müller. Aux côtés de l’attaquant Giorgio Contini, l’actuel coach du LS, on y retrouvait aussi ses fers de lance, le Roumain Ionel Gane ainsi que le buteur ghanéen Charles Amoah.

Dans les buts, une figure déjà mythique, celle de Jörg Stiel, capitaine d’un FC Saint-Gall qui, après avoir déjà dominé le tour préliminaire, n’avait pas calé durant le sprint (54 points), enlevant le tour final avec 10 points d’avance sur Lausanne et 14 sur le FC Bâle – Servette, NE Xamax et Yverdon terminant respectivement 6e, 7e et 8e. Cette saison-là, Delémont avait été relégué en LNB, remplacé par le FC Sion, promu en LNA.

Quand on évoque l’avènement du FC Saint-Gall en l’an 2000, Jörg Stiel (51 ans) se souvient d’abord de l’état d’esprit qui y régnait. «Il y avait une formidable dynamique au sein du groupe, se souvient l’actuel entraîneur des gardiens de NE Xamax. L’équipe a grandi en même temps que nous. Tout était fait en fonction du collectif. Au niveau de la personnalité, on était tous des spéciaux, chacun a amené sa différence. Et ce sont ces différences qui ont amélioré le collectif. On a tout rassemblé dans un projet, avec les idées de Marcel (ndlr: Koller, le coach de l’époque). On avait un chemin à suivre et l'on ne s'en est jamais détourné jusqu'au bout.»

Le 10 mars 2000, au Hardturm, le visiteur avait même sauvé un point (4-4) dans les arrêts de jeu. «On perdait 3-0 contre GC après moins d'un quart d'heure, reprend Stiel. Alors que l'on était déjà revenu au score à mi-temps, les Zurichois pensaient bien avoir gagné en marquant le 4-3 à la 90e. Mais on avait encore réussi à revenir grâce à ce diable de Charles (ndlr: Amoah). Ils ne s'en étaient jamais remis...»

Vingt ans plus tard, Saint-Gall peut-il rééditer le même coup? Son ancien portier en est persuadé, même si le contexte a forcément changé. «On peut comparer l’unité de l’équipe, similaire à ce que l’on avait vécu, estime l'ex-international helvétique (21 sélections entre 2000 et 2004). A Saint-Gall, il y a chaque fois un joueur décisif, et ce joueur change souvent. Contre Servette, ce fut le gardien Zigi, qui a été énorme.»

S’il est concentré sur les échéances à venir du club de la Maladière, Jürg Stiel n’en suit pas moins les résultats actuels de Saint-Gall. «Je me réjouis pour les gens de là-bas, qui vivent pleinement leur passion du foot. Les Saint-Gallois apportent un vent de fraîcheur au football suisse, et rien qu’en cela, cela me plaît. Alors Saint-Gall champion? Pourquoi pas. Avec Saint-Gall, tout est toujours possible de toute manière...» Et peut-être encore davantage chaque vingt ans.

N.JR

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