Switzerland

Seules 100 crèches ouvertes sur 750, avec des bambins très très rares

Deux éducatrices le matin, deux autres l’après-midi, une personne en cuisine et une ou deux autres qui nettoient les locaux. Et toute cette équipe se charge d’accueillir parfois un, deux ou trois enfants. C’est la situation que connaissent actuellement certaines garderies dans le canton de Vaud. Car en réservant l’accueil aux enfants du «personnel prioritaire» pour contenir la propagation du Covid-19, les structures ont vu diminuer drastiquement leur nombre de bambins.

Tout le monde se réjouit de cette baisse attendue et du fait que «les parents jouent le jeu». Mais la situation globale est difficile à appréhender, car l’accueil de jour est géré en grande partie par les Communes. À Lausanne, par exemple, le réseau d’accueil est passé de 4000 enfants en préscolaire et 14'000 en parascolaire à un total de quelques centaines, selon le municipal POP David Payot. Mais une très grande majorité des structures d’accueil sont encore ouvertes. «Nous voulons avoir autant que possible des groupes réduits pour limiter le risque de contagion», explique David Payot.

Petits groupes

À Renens, le taux d’occupation est de 2,5% au préscolaire et de 1,5% en parascolaire, et là aussi quasi tous les centres d’accueil sont restés ouverts. «Cela nous permet de faire des petits groupes et de respecter la sécurité des enfants et du personnel», explique la municipale Karine Clerc, du parti Fourmi rouge. Les chiffres des autres réseaux sont sensiblement identiques.

Au niveau du canton, on compte une centaine de structures préscolaires ouvertes sur un total d’environ 750. «Tous les réseaux d’accueil ont mis en place un accueil d’urgence», explique Valérie Berset, cheffe de l’Office cantonal de l’accueil de jour des enfants (OAJE). «Le nombre d’enfants fluctue, car des parents ont trouvé d’autres solutions entre-temps, et à l’inverse la mobilisation de la Protection civile provoque certaines demandes.»

Quant au domaine parascolaire (APEMS, UAPE, etc.), il est encore plus dur à cerner. Lausanne et Renens l’ont maintenu. Mais il n’y a pas de règle générale, car le Canton a prévu que les écoles s’occupent des élèves toute la journée. Les mamans de jour, elles, ont cessé leurs activités.

Deux mètres? Impossible

Mais le souci, partout, ce sont les distances sociales demandées par l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). «Nous comptons entre trois et sept enfants, alors que nous avons 94 places d’accueil», illustre ainsi Sylvie Chatelain, directrice du centre de vie enfantine de la Grangette, à Lausanne. «Mais même ainsi, on ne peut clairement pas respecter les distances sociales quand on travaille avec un enfant jusqu’à 18 mois ou 2 ans. Et en même temps, il faut offrir à ces enfants des journées qui ne tournent pas autour du coronavirus, alors que leurs parents sont beaucoup sollicités.»

Des jeux en solo

Pour pallier cette difficulté, il s’agit de déplacer les enfants dès qu’ils se rapprochent et de les caser chacun dans un coin de la pièce. Mais ce n’est pas toujours simple. «Il est difficile de dire à un enfant de ne pas s’approcher d’un camarade», souligne Sandrine Buisson, directrice d’une garderie du réseau Asse et Boiron, qui regroupe neuf villages de La Côte. «Nous les orientons vers des jeux qui se jouent seuls ou à table, comme des dessins ou des bricolages, qui permettent d’éloigner les enfants les uns des autres.»

La préoccupation existe aussi pour les éducatrices elles-mêmes, car impossible de nourrir un enfant ou le changer à 2 mètres de distance. Les professionnelles ont accès à du gel hydroalcoolique, mais les masques manquent, selon Valérie Denisart, adjointe cheffe du secteur préscolaire de la Ville de Lausanne. «Le souci, ajoute-t-elle, c’est que certaines injonctions ont pu être contradictoires, entre la Confédération qui parlait de groupe de quatre enfants et le Canton qui indique des groupes jusqu’à 10 enfants pour les plus grands.»

En mal de reconnaissance

Craignant pour leur santé comme tous les autres corps de métier sollicités par la crise du coronavirus, les éducatrices jugent qu’elles manquent de reconnaissance. «Le Conseil fédéral remercie le personnel soignant, les caissières et d’autres, qui font tous un boulot admirable, estime Sylvie Chatelain. Mais les éducatrices sont un peu oubliées, alors qu’elles s’occupent d’enfants potentiellement vecteurs du virus.»

Soulignant également l’importance du personnel soignant et de tous les professionnels mobilisés, Valérie Denisart abonde: «Le personnel sanitaire fait un travail essentiel et superbe. Mais c’est vrai que ce travail ne pourrait pas fonctionner sans d’autres services, comme le nôtre ou les Services industriels.»

Football news:

Es besteht eine Reale Chance, dass 50 bis 60 Vereine in Konkurs gehen. Der Besitzer von Huddersfield über die Auswirkungen der Pandemie
Valverde über das Spiel gegen Manchester City: wir Wollen so spielen, dass wir weiterkommen. Real ist bereit, alles dafür zu tun
Die große Auswahl von Roma: Cafu öffnet sich im Strafraum und wartet auf den Pass, aber stattdessen erzielen Totti und Batistuta Meisterwerke
Zabitzer hatte sich im April an einem Coronavirus erkrankt
In den 90er Jahren spielte der russische Klub in der finnischen Meisterschaft: die Spieler trugen Zigaretten, der Präsident ging auf das Feld. Es endete mit einem Ausfall
Flick über Holand: Er macht seine erste Saison, so früh ist er mit Lewandowski zu vergleichen
Felix hat sich im Training ein Bänderriss im Knie zugezogen. Es ist seine 3.Verletzung pro Saison bei Atlético