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Présidentielle américaine: Les jeunes pourraient faire la différence... s’ils votent

Cette année, contrairement aux autres élections, les moins de 30 ans pourraient se rendre aux urnes en nombre record.

Les efforts sont massifs pour mobiliser ces jeunes qui pèsent plus de 20% de l’électorat et sont souvent confinés sur les campus universitaires ou chez leurs parents.

Les efforts sont massifs pour mobiliser ces jeunes qui pèsent plus de 20% de l’électorat et sont souvent confinés sur les campus universitaires ou chez leurs parents.

AFP

Aux Etats-Unis, la majorité des moins de 30 ans ne vote généralement pas. Mais cette année, pour une présidentielle jugée cruciale, les experts prédisent qu’ils se rendront aux urnes en nombre record, ce qui pourrait aider les démocrates à gagner les Etats-clés de Pennsylvanie, du Michigan ou de l’Arizona.

En 2016, pour départager Donald Trump et Hillary Clinton, moins de la moitié des jeunes de 18 à 29 ans s’étaient déplacés. Quatre ans plus tard, face au duel des septuagénaires Donald Trump et Joe Biden, les efforts sont massifs – et essentiellement virtuels – pour mobiliser ces jeunes qui pèsent plus de 20% de l’électorat et sont souvent confinés sur les campus universitaires ou chez leurs parents, pandémie oblige.

«Notre vote est celui qui a le plus d’impact aux Etats-Unis, mais beaucoup d’entre nous ne le savent pas. Ils croient que nos voix ne comptent pas», explique à l’AFP Caitlin Upkong, 19 ans, étudiante du Michigan qui votera pour la première fois cette année et milite pour le mouvement New Voters Project, représenté sur quelque 100 campus.

Un récent sondage de l’université d’Harvard montre que 63% des Américains entre 18 et 29 ans ont l’intention de voter cette année, contre 47% selon un sondage réalisé il y a quatre ans exactement. Et parmi les électeurs probables, une large majorité – 60% – soutient le candidat démocrate, alors que 49% soutenaient Clinton en 2016.

Jeux vidéo et «drag shows»

Face à cet électorat majoritairement favorable aux thèmes «de gauche» comme le changement climatique ou la régulation des armes à feu, les démocrates font plus d’efforts que les républicains pour les encourager à voter, surtout dans les Etats-clés.

Ainsi, l’organisation NextGen America, financée par le milliardaire démocrate Tom Steyer, a enregistré depuis 2016 sur les listes électorales plus de 22.000 jeunes rien qu’en Pennsylvanie, selon Larissa Sweitzer, responsable locale de l’organisation. Ils ont aussi obtenu de plus de 50.000 jeunes qu’ils s’engagent à aller voter. Des chiffres qui pourraient faire la différence en Pennsylvanie ou dans le Michigan, où Donald Trump l’a emporté avec respectivement 44’000 et 11’000 voix d’écart seulement en 2016.

«Tellement de pouvoir sur cette élection»

«Nous avons tellement de pouvoir sur cette élection, les jeunes votent déjà beaucoup plus qu’en 2016», dit Larissa Sweitzer, au vu de leur participation au vote anticipé. Depuis le début de la pandémie, qui a obligé à repenser virtuellement toutes les actions envisagées, NextGen a aussi recruté quelque 3000 «influenceurs», organisé un meeting sur le jeu vidéo devenu viral «Animal Crossing», des «drag shows» pour parler de sujets chers à la communauté LGBT et d’autres forums virtuels sur des thèmes censés intéresser les étudiants.

Avec la fermeture de nombreuses universités, «l’équipe de campagne de Biden doit faire preuve de beaucoup de créativité pour se rapprocher des jeunes électeurs, (...) mais ça reste un défi», dit Tom Bonier, président de l’organisation de données marketing TargetSmart.

Ainsi, l’une des étoiles montantes des démocrates, l’élue du Congrès Alexandria Ocasio-Cortez, 31 ans, a joué cette semaine en livestream, sur la plateforme Twitch, au populaire jeu «Among Us» pour les encourager à voter. Résultat: près de 500’000 personnes l’ont regardée, un des records pour Twitch.

Lassitude mais espoir

Selon Johanna Mudry, qui supervise un groupe mobilisant les étudiants dans le cadre du Campus Election Engagement Project, ces campagnes virtuelles cartonnent auprès d’une génération accro à son téléphone portable. «Ces jeunes créent de l’empathie sur les réseaux sociaux, apprennent à décliner une marque, et ont un impact majeur sur les campus», dit-elle.

Rania Zakaria, étudiante à l’Université de Pennsylvanie qui travaille avec Johanna Mudry, reconnaît néanmoins devoir combattre une certaine «lassitude de Zoom» lors de ses contacts avec les étudiants. «Je fais ce que je peux pour contrer ce sentiment de solitude et d’isolement», dit cette jeune femme actuellement en quarantaine à Philadelphie. «Mais il y a tant de gens qui soutiennent notre cause, c’est ça qui me fait continuer».

Et aller aux urnes «nous permettra d’avoir un avenir meilleur et de ne pas mourir du changement climatique, d’une autre pandémie ou des armes à feu», affirme Emma Rowland, directrice pour l’Arizona de l’organisation March for Our Lives, créée en 2018 pour lutter contre les armes à feu après la fusillade du lycée de Parkland, en Floride. «Les jeunes s’en rendent compte et disent, +Peut-être que je devrais aller voter (...), ça pourrait aider à ce que je ne sois pas coincé à l’intérieur pendant encore sept mois.»

AFP/NXP

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