Switzerland

Pourquoi le Röstigraben plane sur la sortie de crise

Le Conseil fédéral fait face à un casse-tête. La fermeture des magasins non alimentaires, des restaurants, bars et autres établissements de loisirs a été prononcée jusqu’au 19 avril. Faut-il prolonger la mesure? L’assouplir? Rouvrir les écoles et maintenir les plus vulnérables à la maison? Une chose est sûre, le retour à nos vies d’avant n’est pas pour le 20 avril. Le conseiller fédéral Alain Berset, en déplacement mardi à Lucerne, l’a répété. Mais le Fribourgeois a aussi souligné qu’il n’était pas encore possible de dire quelles mesures pourraient être prises après Pâques.

Différents sondages, dont celui mené sur nos plateformes numériques en ce début de semaine, le montrent: si une majorité des Romands plébiscitent des restrictions encore plus fortes, les Alémaniques estiment pour la plupart que les mesures actuelles suffisent. La stratégie de sortie de crise et son calendrier risquent de mobiliser les mêmes tensions.

Les immunisés au travail

Hasard ou pas, mardi, l’UDC n’a convoqué que des cadors alémaniques, dont le patriarche Christoph Blocher, pour plaider une reprise progressive du travail dès le 20 avril (lire l’encadré). Les Cantons, premiers partenaires du Conseil fédéral, expriment aussi des points de vue différents. Prenez l’exemple des grands voisins que sont Vaud et Berne. Pour la conseillère d’État vaudoise Rebecca Ruiz (PS), il n’est pas possible de parler de sortie de crise, même partielle, alors que l’on n’a pas encore atteint le pic de l’épidémie. «C’est une question très théorique. Comme ministre de la Santé, mon objectif est de protéger notre système de santé et la population. Nous travaillons dans cet objectif au jour le jour afin de faire face à l’afflux actuel de patients.»

Pierre Alain Schnegg (UDC), conseiller exécutif bernois en charge de la santé, estime quant à lui qu’un retour progressif à la normale est envisageable. «Plus nous attendons pour remettre le pays en marche, plus nous détruirons nos valeurs à long terme. La priorité va bien sûr à la santé, mais cela n’empêche pas de faire revenir les personnes immunisées dans le circuit. Maintenant, faut-il le faire le 19 avril ou plus tard? Je ne le sais pas à ce stade. Mais il faut préparer une sortie de crise aujourd’hui. Et du mieux possible.»

Le magistrat bernois plaide ainsi pour tester davantage afin de pouvoir cibler les personnes qui pourraient reprendre leurs activités professionnelles. «Bien sûr qu’il s’agit de travailler à des scénarios pour la période qui suivra le 19 avril. Mais dans la situation actuelle, le moment d’un assouplissement des mesures n’est pas arrivé», estime pour sa part la conseillère d’État saint-galloise Heidi Hanselmann (PS), présidente de la Conférence des directeurs cantonaux de la santé.

Des cantons épargnés

L’avis de l’UDC est-il isolé? Selon Pierre Alain Schnegg, une différence culturelle entre Romands et Alémaniques s’exprime bel et bien. Jürg Altwegg, chroniqueur pour la «Frankfurter Allgemeine Zeitung» installé à Genève, observe que si les pays latins sont avant tout préoccupés par la question sanitaire, les Nordiques sont davantage sensibles au fait qu’il ne faut pas détruire l’économie. En Allemagne, les règles ne sont pas aussi dures qu’en France. Or, les Alémaniques sont davantage à l’écoute de Berlin.

À cela s’ajoutent les différences entre les situations sanitaires: onze cantons alémaniques, loin de Genève, de Vaud ou du Tessin, enregistrent chacun moins de 200 personnes testées positives au coronavirus. L’urgence n’est donc pas la même. «Au départ aussi, au Tessin, une partie des gens ne comprenaient pas. Peu à peu, ils y sont arrivés. Ça va être la même chose en Suisse alémanique», a prédit le conseiller fédéral Ignazio Cassis lundi soir à la RTS.

Selon Pierre Alain Schnegg, cela devrait justement encourager le gouvernement à adopter une approche fédéraliste dans sa sortie de crise. «Le Tessin, par exemple, pourrait sortir de la crise plus vite que d’autres régions à mon avis, estime le Bernois. Pourquoi confiner des gens qui n’en ont plus besoin? Je peux m’imaginer une approche fédéraliste, mais cela ne veut pas dire que n’importe qui pourra faire n’importe quoi.»

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