Switzerland

Pourquoi la fin de saison de ton équipe sera encore un fiasco

Au fond de toi, tu sais.

Oui tu sais très bien que ton équipe préférée va encore se planter quand ça comptera vraiment.

Et c’est quand que ça compte? Non, ce n’est pas aujourd'hui, mais dans un peu plus de deux semaines, en play-off. Voilà.

Pour autant que ton équipe favorite se qualifie (et là je pense avant tout aux Fribourgeois et aux Biennois), tu sais très bien qu’elle gagnera au mieux un match (surtout si t’es Lausannois) ou passera au mieux un tour (si t’es Genevois) avant de se faire bouffer toute crue par les Suisses-Allemands dès le moment où ça commencera à devenir sérieux. C’est comme ça depuis près de 40 ans.

Et que celui qui ne s'est pas dit dernièrement «franchement, je la sens pas trop cette fin de saison» me jette la première pierre.

Enfin bref, tout ça pour dire qu’une fois l’élimination de ton équipe actée en bonne et due forme, un dirigeant, un entraîneur ou un capitaine t’expliquera pourquoi tout ne s'est pas exactement passé comme prévu.

Alors pour que tu ne te fasses pas rouler dans la farine comme les années précédentes, ne soit pas surpris lorsqu'ils viendront te dire ce qui suit:

GE SERVETTE (après avoir passé un tour de play-off en éliminant un peu plus difficilement que prévu le LHC sur le score de 4-1 dans la série, mais après avoir échoué en demie contre Zoug (4-0) dès que le hockey est devenu un peu plus sérieux.)

Noah Rod, capitaine engagé mais injustement suspendu depuis l'acte I des play-off pour une charge à la tête: «ll va falloir que nous adaptions un peu notre manière d'être, car le jeu a changé, visiblement. Il faut que nous arrêtions de penser que le hockey est un sport de contact, et que nous nous mettions à jouer uniquement avec la canne.»

LAUSANNE HC (sorti la tête haute en quarts malgré la défaite 4-1 contre les Aigles de Genève sans parvenir toutefois à gagner la moindre manche à la Vaudoise aréna).

Patrick De Preux, président : «Nous avons le meilleur gardien de la Ligue; nous avons le plus grand nombre de joueurs qui ont marqué plus de 10 points; nous sommes la deuxième équipe la plus forte à l’extérieur, et nous avons la meilleure défense. Mais disons qu’à domicile, on aurait tout même pu avoir de meilleurs résultats. Nous savions que tout n’irait pas de soi: à chaque fois qu’un club de l’élite suisse a pris ses quartiers dans une nouvelle patinoire, il a vécu une saison compliquée. L’union fait la force.»

FR GOTTERON (après avoir manqué les play-off pour la troisième fois en cinq saisons, Christian Dubé, coach et directeur sportif, ne se démonte pas pour autant devant les médias).

Christian Dubé: «Je commence à en avoir plein le cul. Tu peux mettre n’importe qui comme coach, n’importe qui comme directeur sportif. Au final, si les joueurs ne commencent pas à montrer des couilles, si les leaders ne commencent pas à se lever et si certains joueurs ne sortent pas de la cachette dans laquelle ils sont depuis 3 mois, eh bien on ne fait pas les play-off.»

HC BIENNE (éliminé au premier tour par Zurich sur le score de 4-3, le tout après avoir pourtant mené 3-0 dans la série).

Martin Steinegger, directeur sportif positif: «Ce n’est pas une crise dans le sens propre du terme, mais plutôt une crise de résultats.»

Hocke Inside, épisode 10:

1. Sacré Julien Sprunger! Il traîne la patte durant 65 minutes contre Bienne, il a le souffle court et les jambes qui piquent, tu vois bien que c’est pas le genre de soir où il te sortira un hattrick. Et puis badaboum: deux buts sur penalty quand il est question de ne pas perdre le match (le premier) puis d’aller le gagner (le deuxième), le tout en déculottant à chaque fois Jonas Hiller. Il devra en marquer encore combien avant qu'on commence à lui bâtir une statue devant la patinoire à Fribourg?

2. Peut-on marquer autant de buts (six en deux matches) avec des mains en béton? Oui, c’est possible lorsque l’on s’appelle Daniel Brodin, un homme qui pourrait jouer avec une pelle à neige ou un marteau-piqueur que cela n’y changerait strictement rien. Moi en tout cas j’aime bien ce joueur, même quand il ne marque pas.

3. Je suis sûr que les fans fribourgeois auraient adoré entendre ce que Daniel Brodin avait à leur dire après avoir planté six buts en deux matches. Sauf que mardi à Bienne, eh bien c’était pas possible de parler à Daniel Brodin. Décision du chef de presse. C’est comme ça, donc on change pas. Pas de question, pas de pression.

Par contre, Viktor Stalberg, lui, aurait été disponible, nous a-t-on dit dans les couloirs de la Tissot Arena.

«Viktor, toi qui n’a plus marqué depuis le 30 novembre, soit 17 matches, soit plus de mille minutes, que penses-tu des six buts en 125 minutes d’un joueur qui doit gagner le tiers de ton salaire..?»

4. Est-ce que ce ne serait pas lui le meilleur joueur suisse actuel (après ton joueur préféré, s’entend)? Pius Suter, 44 matches, 44 points, dont 24 buts, la plupart avec style et légèreté.

5. J’ai la saudade à chaque fois que je vois une interview de Heinz Ehlers. Qu’est-ce que c’était fun le hockey à Lausanne quand même lorsqu’il était encore coach du LHC.

«Il a les yeux revolver, il a le regard qui tue». Marc Lavoine

6. L’expérience ultime, c’est d’entrer dans le vestiaire du LHC à la Vaudoise aréna pour les interviews après une défaite.

Le vestiaire du LHC, ici après une victoire à la Vaudoise aréna.

Tu sens bien que ça emmerde (presque) tout le monde. Christoph Bertschy, lui, faut surtout l’éviter quand le LHC a perdu, mais à défaut de mieux tu peux toujours aller parler avec le Canadien à licence suisse, Josh Jooris.

En plus c’est bon pour ton anglais, parce que là tu vas vraiment pouvoir travailler tes skills au niveau de l’écoute: «Listening and speaking», comme à l’école.

Mais dude, possible de parler encore un peu plus vite, un peu moins fort, et en appuyant encore davantage l’accent de Burlington, Ontario?

7. Johan Ryno le plus grand? Alors là désolé, mais on ne peut pas laisser dire ce genre de chose. Il est de notoriété publique que le plus grand du vestiaire à Lugano, et ce depuis 20 ans déjà, n’est autre que Julien Vauclair.

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