Switzerland

Pourquoi l’ordre du jour est l’élément clé du vote des clubs

C’est une assemblée extraordinaire qui cristallise déjà toutes les passions. Vendredi, religieusement investis d’un pouvoir mystique, les représentants des vingt clubs de la Swiss Football League entreront en conclave. Fumée blanche, fumée noire, l’avenir d’un sport griffonné sur des bulletins de vote, drôle de messe où chacun défend sa liturgie. Il y a là un clergé, mais pas de feu sacré.

Il y a surtout un modus operandi qui sera capital. Autrement dit: si l’enjeu est de prendre des décisions qui engageront toute la ligue, l’ordre du jour qui doit conduire le vote est l’élément clé de celui-ci.

Les points de cet ordre du jour et leur déroulé sont effectivement essentiels. Exemple: avant de voter, les clubs ont tout intérêt à savoir ce qu’il se passerait si le championnat devait en rester là. Qui serait champion, qui serait européen, qui serait barragiste, qui serait relégué? Pour trancher, faut-il prendre le classement arrêté en décembre à la pause hivernale (chaque équipe ayant joué deux fois contre ses adversaires), ou se baser sur celui du 23 février, après la dernière journée disputée?

C’est tout le sens d’une demande formulée par le FC Lugano selon nos sources. Il serait prié à la SFL de placer deux points déterminants en tête de l’ordre du jour. En point 1: état des finances de la SFL, afin de mesurer le risque structurel pour l’entité qui organise le foot suisse. En point 2: précision (voire vote?) sur les classements choisis en cas d’arrêt définitif de la saison, ou en cas d’arrêt après qu’elle aura repris.

Soucis financiers à la SFL

La demande de transparence financière de la part de la SFL sur ses comptes n’est pas innocente. Avant même l’impact du coronavirus sur l’exercice 2019-2020, le budget de la SFL était vacillant. La faute à l’introduction de la VAR et les frais pour l’arbitrage, qui auraient coûté beaucoup plus cher que prévu, plus de 10% du budget de 40 millions de la SFL selon nos informations. Plusieurs prestataires de services mandatés par la ligue ont ainsi vu leurs activités réduites au minimum, ou alors mises tout bonnement entre parenthèses. Un ordre interne à la SFL a d’ailleurs été donné à tous les collaborateurs susceptibles de faire appel à des prestataires de services: toute dépense de plus de 100 francs doit être avalisée par la direction financière de la ligue.

Selon certaines sources, cela remonterait à avant la crise sanitaire. La SFL, qui ne nie pas avoir pris cette mesure, assure de son côté qu’elle existe depuis mars et uniquement pour contrôler les effets économiques de cette crise. Selon nos sources, c’est déjà vers le mois d’octobre 2019 que la ligue avait décidé de se serrer sérieusement la ceinture. La situation actuelle serait d’autant plus critique. Si Teleclub a déjà versé l’intégralité des droits TV, il se dit aussi que la chaîne se réserve la possibilité de revoir son apport financier pour la saison prochaine, si l’exercice 2019-2020 devait ne pas reprendre. De quoi éclairer la volonté absolue de la SFL de terminer cette saison?

Jouer ou pas, selon quelle formule?

Ensuite, évidemment, deux autres points capitaux seront aussi débattus. Le premier est le plus en vue: c’est le vote sur la reprise ou non de la saison 2019-2020. La tendance va plutôt vers le oui à l’heure actuelle. L’autre vote concerne la proposition portée par Lausanne-Sport, une Super League qui passerait à 12 équipes, une Challenge League donc à 8, pour une seule saison. Là encore, la chronologie est cruciale. Si les clubs votent d’abord oui à un passage à 12 dans l’élite, avec comme première conséquence aucune relégation cette saison (Xamax, Sion ou Thoune respireraient déjà mieux), cela peut grandement influencer le second vote, puisque terminer la saison ne concernerait plus grand monde sportivement parlant (seulement la lutte pour le titre et les places européennes). Dans tous les cas (reprise ou pas, passage à 12 + 8), la majorité simple suffit.

Qui décide de l’ordre du jour? Cela relève de la compétence du comité de la SFL. Selon nos informations, les clubs recevront un courrier ce mardi pour définir les points et leur ordre chronologique. On comprend les enjeux de ce déroulé.

Enfin, l’épine dans le pied concerne toujours les contrats au-delà du 30 juin, pour les joueurs en fin de contrat justement. Le premier coup de tonnerre a déjà retenti. C’est le transfert de Geoffrey Serey Die. Son contrat avec Xamax s’achève le 31 mai. Sion a mis le grappin sur son ex-joueur, pour l’engager. Avec pour corollaire la possibilité d’une curiosité dérangeante: si la saison 2019-2020 reprend, alors Serey Die pourrait jouer avec Sion et donc contre Xamax, dans ce qui pourrait être un match décisif, allez savoir. Vous avez dit équité sportive? Là encore il faudrait que les clubs ou la ligue se positionnent, il y a trois variantes proposées par la SFL sur la qualification des joueurs. Un souci de plus, que la perspective de revoir un peu de spectateurs dans les stades dès le mois de juillet, comme Daniel Koch (M. OFSP) l’a laissé entendre, ne tempère pas. Sans compter que Serey Die ne représente que le premier cas d’une liste qui pourrait vite s’allonger.

Il y a décidément beaucoup de points d’achoppement qui entourent encore cette entrée en conclave. De quoi en perdre son latin.

Daniel Visentini

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