Switzerland

Pour l’économie, le PLR souhaite la réouverture des commerces au plus vite

Faut-il rouvrir les commerces dès que possible? La question agite la classe politique depuis quelques jours. Après l’UDC, c’est au tour du PLR de monter au créneau pour réclamer un retour à une situation normale. La présidente du Parti libéral-radical s’est exprimée dimanche dans une interview à la «NZZ am Sonntag». «Il doit y avoir un signal clair qu’aucune mesure qui n’est pas absolument nécessaire ne sera maintenue, estime Petra Gössi. Concrètement, cela signifie que tous les magasins qui peuvent se conformer aux mesures de sécurité de l’Office fédéral de la santé (OFSP) soient rouverts.» La condition, pour les commerces, serait de respecter les règles d’hygiène et une distance de 2 mètres entre clients.

Stratégie à développer

La pression quant à la sortie de crise se fait aussi sentir à gauche. Le conseiller national et président de l’Union syndicale suisse (USS) Pierre-Yves Maillard souhaite en effet que le Conseil fédéral présente ses scénarios pour relancer l’économie et limiter la hausse du chômage. «Le Conseil fédéral doit maintenant développer une stratégie dans laquelle les risques économiques et sociaux jouent également un rôle», affirme l’élu socialiste à la «SonntagsZeitung».

Mais le ministre de la Santé, Alain Berset, prévient que l’heure n’est pas au relâchement. La Suisse a franchi ce week-end le cap des 20'000 personnes testées positives au Covid-19 (21'000 cas). Dimanche, l’OFSP recensait 559 décès. «Pour l’instant, il semble illusoire de penser que nous pourrons faire beaucoup de changements d’ici au 20 avril», affirme le conseiller fédéral à la «SonntagsZeitung». Il ajoute que «ce n’est que lorsque le nombre de personnes infectées et d’admissions à l’hôpital aura clairement diminué que nous pourrons envisager d’assouplir les règles». Alain Berset prévient même que le confinement pourrait être renforcé si les Suisses prennent trop de libertés. Ainsi, le conseiller fédéral précise que la situation est analysée constamment et n’exclut pas la possibilité d’un couvre-feu.

Élus romands mesurés

Dans les cantons également, lâcher la bride n’est pas d’actualité. «L’arbitrage subtil entre l’économie et la santé permet à chacun de s’exprimer selon sa sensibilité, juge Mauro Poggia, conseiller d’État genevois responsable de la Santé. Nous vivons une situation paradoxale où l’aspiration à la détente des mesures, compte tenu des conséquences économiques de la crise, va plus vite que notre combat contre l’épidémie.» Le ministre MCG se veut prudent et calme le jeu sur l’amélioration de la situation sanitaire. «Il est dangereux de parler maintenant d’assouplissements, alors que les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) reçoivent chaque jour une moyenne de 50 nouveaux patients atteints par cette maladie. Cela veut dire que le pic n’est pas passé et la concentration doit rester totale. Posez-moi à nouveau la question dans quinze jours, et nous verrons où nous en sommes.»

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À gauche, les Verts s’opposent fermement à la demande de la présidente du PLR. «Dans notre parti, nous suivons les recommandations des scientifiques, qui disent que le pic épidémique n’est pas atteint. Il ne devrait sans doute pas l’être avant le 19 avril. Je ne suis pas médecin, Mme Gössi non plus. Ce n’est pas une question politique mais scientifique et sanitaire», lance la conseillère nationale Léonore Porchet (Verts/VD). Pour l’élue, les employés seraient les premières victimes d’une réouverture prématurée. «Petra Gössi devrait aller demander aux travailleurs des commerces ouverts actuellement comment ils vont. Ils ne se sentent pas bien, ils sont exposés à la maladie et mis sous pression, argumente la Verte. À gauche, nous souhaitons ne pas mettre l’économie avant la santé des gens.» Elle souhaite toutefois que le gouvernement se prononce sur la suite. «Le Conseil fédéral doit proposer et présenter un plan de sortie de crise. Nous avons besoin de savoir ce qui est prévu et d’y participer en tant que parlementaires», juge Léonore Porchet.

L’avis des scientifiques

Du côté du PLR, Christian Lüscher est du même avis que Petra Gössi mais un peu plus mesuré. «Si nous pouvons faire repartir des branches sans danger pour les travailleurs, il faut le faire, estime le conseiller national genevois. Dès que les conditions sanitaires permettront de reprendre une activité normale, il faudra y venir. Cela se pratique déjà bien dans les commerces de première nécessité.» Christian Lüscher précise que les scientifiques devront être consultés. «Il faudra l’avis des spécialistes, ajoute-t-il ainsi. Le Conseil fédéral s’est appuyé sur eux pour prendre les mesures. On voit maintenant qu’ils ont eu raison puisque les courbes cessent d’être exponentielles.»

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