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Switzerland

Peines confirmées pour l'octogénaire et sa fille

Il y a bien eu féminicide et matricide, dans la nuit du 11 décembre 2016, à Saint-Légier. C'est ce qu'a estimé, ce mardi, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal, appelée à rejuger un octogénaire et sa fille, accusés d'avoir assassiné leur épouse et mère avant de se débarrasser du cadavre et de mettre en scène son suicide. Le corps avait été retrouvé quatre mois plus tard dans un container jeté dans un ravin boisé des Monts-de-Corsier. Comme en première instance, le père écope de 18 ans de prison et la quadragénaire de 20 ans.

Cette dernière n'a pas réussi à convaincre les juges de sa non-implication dans l'homicide. C'est ce qu'a toujours défendu le duo: la mère a été tuée par accident lors d'une énième dispute avec son époux et la fille, par loyauté, a uniquement aidé son père à se débarrasser de la dépouille et à nettoyer les lieux du crime.

«La fille a joué le rôle le plus important, la façon dont elle à tancé son père lors de l'audience d'appel le confirme»

Mais le tribunal s’est dit «absolument convaincu qu'elle est arrivée sur les lieux avant le décès» et n'a accordé «aucun crédibilité» aux propos des prévenus, trop souvent changeants ou incohérents. Il a également estimé que la fille «a joué le rôle le plus important, la façon dont elle à tancé son père lors de l'audience d'appel le confirme». Elle lui avait vivement reproché ses explications tortueuses qui les «enfonçaient» tous les deux.

Comme en première instance, les juges sont également convaincus que les recherches internet effectuées en amont du crime attestent de la préméditation. Le lieu où a été retrouvé le cadavre a par exemple été longuement visionné sur Google Map. Concernant le mobile, la Cour affirme que les prévenus «ne peuvent pas nier que l'héritage constitue une de leurs préoccupations». Un héritage aux seules mains de la mère, qui menaçait régulièrement d’en priver sa fille. En définitive, disent les juges, «le mobile et la façon d'agir sont odieux, la victime a connu une agonie atroce et a fini comme un déchet au fond d'un ravin».

Les avocats de la défense ont confirmé à l’ATS qu’ils feraient recours au Tribunal Fédéral.

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