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Ne pas tremper la croissance que dans le PIB

Lausanne, le 21 novembre 2014. Claude Ansermoz. 24 heures/Odile Meylan

Lausanne, le 21 novembre 2014. Claude Ansermoz. 24 heures/Odile Meylan

VQH

Vous avez remarqué que le 7e art a changé? Et pas seulement parce qu’on ne peut plus aller au cinéma pour au au moins encore une semaine. Voir un film, même sur petit écran, c’est remarquer tous les gestes banals des acteurs qu’on ne peut plus faire pour l’instant dans la vraie vie. Danser, se serrer la pogne, claquer une bise, donner un hug.

Même quand ces films parlent de virus, on reste dans un autre monde. Prenez Bong Joon-ho, le dernier palmé cannois, qui fait l’objet d’une rétrospective sur Canal+. Dans «The Host», l’hôte est indésirable. Une bête agile, née de la pollution au formol par l’armée américaine de la rivière Han. Laquelle, en guise de remerciement de lui avoir donné la vie, tue des hommes. Mais qui, malgré ce que disent ces mêmes autorités étasuniennes pour détourner l’attention, ne transmet pas un virus. Une dénonciation des errements de notre société.Si le film du Sud-Coréen pourtant tourné en 2006 nous parle autant, c’est parce que le vrai virus dénoncé est celui de la surconsommation. Ou plutôt de la mal-consommation. Et que nos plans de relance, en ne se fondant que sur la croissance négative, plate ou morne de l’incontournable produit intérieur brut, ne tiennent compte que de cela.

On est bien loin des «vraies richesses» chères à Jean Giono»

C’est une amie journaliste qui m’a rappelé tout ça. Enfin, sa chronique, sur une chaîne pointue du service public français, qui a choisi l’économie comme terrain de jeu pour raconter les équilibres en rupture. Le PIB lui aussi est une sorte de monstre. Qui ne fait quadditionner ce qu’on produit sans tenir compte de ce qui est détruit en contrepartie. Sur le plan de la nature, de l’humain, du social, de l’égalité. Si cet indicateur avait du sens lors de sa création en 1944 – «Au sortir de la guerre, quand l’économie était un champ de ruine au sens propre du terme» –, il a perdu de sa pertinence à l’aune des valeurs d’aujourd’hui. Même «Le Monde», via une tribune d’économistes et de philosophes, s’est fait le relais de cette thématique. Rappelant qu’une «croissance du PIB par habitant de 2% par an signifierait que nos descendants auraient en 2100 cinq fois plus de biens à consommer, 35 fois plus en 2200». Loin des «vraies richesses» chères à Jean Giono.

Que tout redémarre, oui, nous en avons besoin. Ne serait-ce que pour éviter un chômage de masse. Mais certains signes montrent qu’on pourrait viser une relance plus qualitative. On pense à la fragile majorité qui semble se dégager au Grand Conseil pour un plan de transition énergétique à 350 millions. Ou à ces premiers sondages, qui valent ce qu’ils valent, mais qui donnent trois quarts de partisans à l’initiative pour des multinationales responsables. La vague du déconfinement pourrait donc être à la fois consumériste, verte et éthique.

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