Switzerland

Mesure pour accélérer la reprise: Bobst et d’autres entreprises sont prêtes à vacciner leurs employés

Soutenus par la CVCI et Swissmem, des patrons vaudois veulent participer à la campagne de vaccination lorsque les doses seront disponibles.

Jean-Pascal Bobst, directeur général de Bobst, estime que la direction de l’entreprise est responsable de la santé de ses employés. Il veut donc s’engager dans la campagne de vaccination.

Jean-Pascal Bobst, directeur général de Bobst, estime que la direction de l’entreprise est responsable de la santé de ses employés. Il veut donc s’engager dans la campagne de vaccination.

Patrick Martin

Alors que le semi-confinement, épisode 2, est entré en vigueur lundi dernier dans tout le pays, les associations économiques vaudoises et les représentants des entreprises sont très remontés. Estimant que ces dernières ont pris toutes les mesures sanitaires nécessaires pour éviter les foyers de propagation du coronavirus sur le lieu de travail (clusters), ils dénoncent les nouvelles restrictions imposées par le Conseil fédéral qui aggravent la santé financière des sociétés dont beaucoup sont moribondes. Ils critiquent non seulement les fermeture «hâtives» des commerces dit «non essentiels» mais également l’obligation du télétravail. Face à la lenteur du plan de vaccination mise en oeuvre dans le canton, des grandes entreprises – équipées en infirmeries – voudraient s’engager elle-mêmes dans l’administration des vaccins à leurs employés afin d’accélérer un retour à la normale.

Bobst a décidé d’être «proactif» en proposant au canton de prendre part le plus rapidement possible à la campagne de vaccination lorsque les doses seront disponibles en quantités et dans le respect des priorités convenues par les autorités sanitaires. L’entreprise a déjà demandé à être certifiée pour les tests rapides PCR standards et elle souhaite désormais aussi pouvoir administrer les vaccins à son personnel, relève son directeur général Jean-Pascal Bobst. «Les cantons, et pas seulement Vaud, ont des problèmes de capacités. Nous savons depuis plusieurs mois que les vaccins représentent pour nous la solution, en particulier pour nos monteurs qui se déplacent à l’étranger. Nous aimerions pouvoir participer à cette mesure, tout en respectant le protocole, et offrir à nos employés cette opportunité».

«Bobst pourrait se charger de vacciner l’ensemble de son personnel, soit plus de 1800 collaborateurs en Suisse»

Jean-Pascal Bobst, directeur général de Bobst

Avec son infirmerie, sur son vaste site de Mex, l’entreprise dispose en effet de l’infrastructure nécessaire et des infirmières professionnelles capables de prodiguer des soins ainsi que de faire les vaccins comme ceux contre la grippe. «Bobst, explique son patron, pourrait se charger de vacciner l’ensemble de son personnel, soit plus de 1800 collaborateurs en Suisse (inclus nos 7% de frontaliers). Nous sommes également prêts à ouvrir la vaccination à nos retraités».

Jean-Pascal Bobst estime que la direction de la société est responsable de la santé de ses employés. Même si une partie du personnel - environ 600 personnes - pratique le télétravail, les autres 900 sont en présentiel. Tous font une rotation de deux jours sur site au minimum pour garantir la production des machines qui sont livrées dans le monde entier depuis le site de l’ouest lausannois. De plus, près de 400 de ses employés voyagent dans le monde depuis la Suisse.

Libre-choix, pas total

Mais une telle vaccination en entreprise ne risque-t-elle pas d’être imposée au personnel au vu du risque de la Covid-19 et de ses effets négatifs sur votre activité? Jean-Pascal Bobst assure que le libre-choix est laissé à chacun. Il ne cache pas toutefois que les personnes à risque y seront pratiquement obligées, comme c’est le cas dans les institutions, le canton et au niveau fédéral. De même les monteurs qui travaillent chez des clients, notamment pour l’installation des machines, doivent pouvoir se plier à leurs exigences ainsi qu’aux conditions de voyage en vigueur pour se rendre à l’étranger.

Le patron de l’entreprise, spécialisée dans les machines destinées à la production et à l’impression des emballages, souligne toutefois que le site de Mex, malgré sa taille, n’est pas un lieu à risque. Car toutes les mesures sanitaires nécessaires ont été prises et le port du masque est obligatoire. «Il y a eu jusqu’à présent moins de 50 à 60 cas positifs parmi l’ensemble des collaborateurs. C’est négligeable», dit-il. Toutefois, la direction compte beaucoup sur le vaccin, surtout maintenant, afin d’éloigner le risque des quarantaines étendues à cause des nouveaux variants du virus. «Nous voulons tout faire pour motiver les gens à prendre leurs responsabilités».

Qui paie?

Et qui paierait une telle opération? Jean-Pascal Bobst assure que ce n’est pas un problème et que l’on trouvera bien une solution. Il s’agira de discuter de la répartition des coûts avec les autorités et les assurances maladies. Mais l’entreprise est prête à prendre sa part. «L’important est de protéger nos employés et de stopper le virus».

Les entreprises de l'industrie des machines, des équipements électriques et des métaux, ainsi que l’horlogerie et ses nombreux sous-traitants, comptent plus que tout autre sur les vaccinations dans le monde pour relancer les commandes et les exportations. Si, malgré le semi-confinement, les quarantaines devaient se multiplier, ce sont des équipes entières, à la production ou dans la logistique, qui se retrouveraient les bras croisés à la maison et eux, ne peuvent pas se convertir au télétravail. Le responsable pour la Suisse romande de Swissmem, Philippe Cordonier, indique dès lors que beaucoup d’entreprises de ce secteur voudraient avoir accès à la vaccination au plus vite afin de fournir cette protection à leurs employés. Certaines, parmi les plus grandes, étant prêtes à l’organiser elles-mêmes. La Chambre vaudoise du commerce et de l'industrie (CVCI), qui soutient un tel projet, a d’ailleurs lancé un sondage auprès de ses membres afin de savoir lesquels y sont intéressées.

Frontaliers concernés

Eric Duruz, directeur de l’Adaev, l’association pour le développement économique de la Vallée de Joux, observe pour sa part que les entreprises devraient pouvoir vacciner l’ensemble de leurs collaborateurs en partenariat avec le Pôle Santé Vallée de Joux, pour les préserver, eux et leurs proches, au plan sanitaire, et éviter ainsi d’enrayer l’activité des usines. Cela concerne donc aussi les frontaliers, qui représente la moitié des 8000 emplois de la vallée, et qui n’auront pas forcément accès aux vaccins de sitôt en France voisine.

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