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Switzerland

Les «gamins» du FC Bâle frappent un grand coup

Ce n'était pas tout à fait l'ovation qui a accompagné Taulant Xhaka lors de sa sortie en fin de match. Reste que le public de Saint-Jacques a fait du bruit, à la 59e minute, au moment où Christian Zermatten et Sébastien Bichard ont décidé de rappeler Seydou Doumbia sur le banc. Un geste classe de la part du public bâlois, alors que l'Ivoirien du FC Sion avait pourtant péniblement traversé la rencontre. Comme un clin d’œil du passé pour mieux se tourner vers l'avenir.

Doumbia, le poids des ans

Parce que le Joggeli n'a pas oublié l'un de ses anciens chouchous, grand artisan avec ses 20 buts du dernier titre en Super League du FC Bâle. À l'époque, soit il y a deux ans, ce n'était qu'un trophée de plus sur les étagères déjà bien remplies des Rhénans. Mais à l'heure de la reconquête, dépossédé de sa couronne par Young Boys, le FCB a eu le temps d'apprendre la valeur de ce genre d'accomplissement. Et de se souvenir de ses anciens héros à qui il les devait.

Toujours est-il qu'en 2019, ce n'est pas un hasard si Seydou Doumbia, que le poids des années n’épargne pas, a rejoint les rangs valaisans et ne porte plus le tricot «rot blau» sur ses épaules. Parce que, comme à ses plus belles heures, le FCB est résolument orienté vers l'avenir. Les joueurs qui font vivre son secteur offensif? Des juniors qu'il a formés (Afimico Pululu), des éléments qui sont en train de se révéler (Edon Zhegrova, Arthur Cabral), voire les deux en même temps. Quoi qu'il en soit, des hommes capables de redorer le blason bâlois. Ce modèle-là, en tout cas, a déjà fait ses preuves.

Maudit calendrier

Sur les bords du Rhin, on doit maudire le calendrier et cette pause hivernale de deux mois qui pointe à l'horizon. Parce que dimanche encore, on a pu s’apercevoir que le grand FC Bâle se trouvait sur le chemin du retour. Dans la droite lignée de ce qu'il a présenté pour faire voler en éclat YB lors du choc au sommet sept jours plus tôt. Sion faisait figure de victime idéale? C'est vrai, tant les Valaisans ne possédaient pas le moindre argument à tendre à la face de leurs bourreaux. Reste que les hommes de Marcel Koller auraient pu se contenter du service minimum, s'assurer une victoire solide sans trop d'émotions ni de prise de risques. Il a fait tout l'inverse, impressionnant la galerie à chaque occasion.

Comment ne pas évoquer la justesse et l'assurance d'Edon Zhegrova (20 ans) sur son aile droite? Comment passer sous silence le missile de trente mètres d'Eray Cömert (21 ans) qui risque bien de faire office de but du mois? Ou la domination d'Arthur Cabral (21 ans) à la pointe de l'attaque? Ou l'action d'école qui a mené au 4-0 final d'Afimico Pululu (20 ans)? Tout en régalant, le FC Bâle a plus que jamais réaffirmé ses intentions, portées par sa jeune garde affamée. Là, tout près, Young Boys peut sentir le souffle insistant des Rhénans dans son cou. Et il a raison de frissonner.

Zermatten-Bichard, la fin?

Le FC Sion dans tout ça? Christian Zermatten a très lucidement résumé la situation en deux phrases: «Bâle était simplement meilleur à tous les points vue. On ne jouait pas dans la même ligue.» Les Sédunois n'ont pas cadré un tir, ne se sont pas créé une occasion digne de ce nom: bref, une toute petite performance. Ce n'est pas la première fois de la saison mais, face à un adversaire évoluant dans un tel registre, la réalité a éclaté au grand jour, et au tableau d'affichage.

Sion n'a plus gagné à Bâle depuis le siècle dernier? D'accord. Mais rarement les Valaisans ont dû passer aussi loin d'être en mesure ne serait-ce que d'espérer ramener un point. Cette défaite signifie la très probable fin de parcours du duo Zermatten-Bichard, une fois l'ultime rencontre de dimanche prochain face à Xamax disputée. Le binôme avait besoin de quatre points lors des deux dernières sorties de l'année pour satisfaire aux exigences présidentielles. Celles-ci ne pourront donc être comblées.

Banc de «gamins»

Les deux hommes ont pourtant tenté deux paris à Saint-Jacques. Le premier était de titulariser Seydou Doumbia à la pointe de l'attaque et d'espérer que les émotions de son retour au Joggeli le transcendent. Animé des meilleures intentions en début de partie, le buteur s'est trop vite éteint, à l'image de ses camarades. Raté, même si absolument aucun autre élément de l'effectif n'aurait pu faire pencher la balance du bon côté.

Le second, c'était d'effectuer le déplacement avec un banc exclusivement constitué de «gamins» de moins de 21 ans, dont Yannick Cotter (17 ans), qui a bénéficié d'une grosse demi-heure de jeu dans un contexte peu évident. Il s'agit aussi de la force de Sébastien Bichard, qui connaît parfaitement les qualités de ces joueurs-là. Pour sûr, le duo nommé après le départ de Stéphane Henchoz aurait marqué de gros points si l'un ou l'autre de ces remplaçants étaient parvenus à tirer son épingle du jeu. Surtout si cela avait rapporté quelque chose au FC Sion. Mais vu que les Valaisans ont disparu de la circulation et abandonné toute chance de faire bonne figure bien avant l'heure des changements, ce pari est bien vite tombé à l'eau. À l'image de la saison des Sédunois.

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