Switzerland

Le taux de chômage au sens du BIT a reculé

Le chômage calculé selon le modèle du Bureau International du Travail (BIT) a diminué en Suisse au quatrième trimestre 2019, s'inscrivant à 3,9%, contre 4,6% à la même période un an plus tôt. Au total 192'000 personnes étaient au chômage selon la définition du BIT, a indiqué l'Office fédéral de la statistique jeudi.

Si le chômage des jeunes (15-24 ans) a progressé à 7,7%, contre 7,3% précédemment. Il a par contre diminué tant chez les 25 à 49 ans, à 3,5% de 4,6%) que chez les 50 à 64 ans, à 3,4% de 3,9%.

Tous les niveaux de formation ont profité de la baisse du chômage, tant les personnes sans formation postobligatoire (de 8,3% à 6,7%) qu'avec une formation de degré secondaire (de 4,7% à 4,0%) ou une formation de degré tertiaire (de 3,2% à 3,0%).

Sur la même période, le niveau du chômage a fléchi chez les personnes de nationalité suisse (de 3,5% à 3,0%) et chez les personnes de nationalité étrangère (de 7,5% à 6,3%).

Hausse du travail à temps partiel

En outre, le nombre de chômeurs de longue durée au sens du BIT (1 an ou plus) a fortement reculé de 93'000 à 67'000. La part des chômeurs de longue durée dans l'ensemble des chômeurs a diminué, passant de 41,0% à 34,6%.

Le nombre de personnes travaillant à temps partiel se montait à 1,762 million au dernier trimestre 2019, soit une augmentation de 1,4% sur un an. La part d'actifs occupés à temps partiel était de 17,7% chez les hommes et 59,3% chez les femmes.

L'Union européenne (UE) a aussi vu son taux de chômage diminuer de 6,6% à 6,2% tandis que la Zone euro a profité d'un repli à 7,5%, contre 7,9% un an plus tôt entre le dernier trimestre 2019 et celui 2018.

Hausse de la population active

La population active occupée a également progressé sur la période, augmentant de 0,9% sur un an pour atteindre 5,13 millions de personnes. Les femmes ( 1,7%) ont largement contribué à cette hausse alors que le nombre d'hommes actif occupé est resté quasi stable ( 0,2%).

Entre les derniers trimestres 2018 et 2019, le nombre de travailleurs de nationalité étrangère a progressé de 1,7% et celui de nationalité suisse de 0,5%. Les frontaliers ( 4,5%) ont tiré cette hausse, en partie en raison d'un effet technique, tout comme les titulaires d'un permis d'établissement C ( 1,1%) et de séjour B ( 0,7%). Le nombre d'actifs occupés détenant un permis de séjour de courte durée L a pour sa part chuté de 4,5%.

En termes d'équivalents plein temps (EPT), la hausse entre les derniers trimestres 2018 et 2019 a été de 0,6% (hommes: 0,1%; femmes: 1,4%). (ats/nxp)