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Le Ford Puma a réalisé un grand bond en avant

Si vous êtes nés bien avant l’ère du numérique, vous vous souvenez sans doute de la Ford Puma, ce petit coupé commercialisé entre 1997 et 2001. Vingt ans plus tard, le constructeur de Cologne s’est à nouveau inspiré du félin d’Amérique du Sud pour baptiser son dernier bébé.

Apparemment agréable à l’oreille dans la plupart des langues, ce nom n’évoque plus rien de connu pour les jeunes générations. Mais surtout, il est déjà protégé et ne générera donc pas de coûts supplémentaires en termes de propriété intellectuelle.

Entre le coupé à traction avant du tournant du millénaire et l’élégant petit crossover lancé aujourd’hui, un seul point commun: tous deux ont été extrapolés d’une plate-forme de Fiesta.

Mais par ses dimensions, le Puma se situerait plutôt à mi-chemin entre la Fiesta et la Focus, tout en procurant cette position d’assise surélevée que la plupart des clients réclament de nos jours.

Il est d’ailleurs relativement généreux en termes d’espace réservé aux occupants, et surtout aux bagages. Notamment grâce au «mégabox», un compartiment de 80 litres logé sous le plancher du coffre (selon versions) et facilement lavable grâce à un orifice de vidange par le fond. Parmi les autres astuces de ce coffre large d’un bon mètre, il y a également un ingénieux couvre-bagages «flexible» qui, une pointure au-dessus, équipera aussi le futur Kuga.

Deux roues motrices

Contrairement à son grand frère, le Ford Puma n’est proposé qu’en deux roues motrices, traction avant évidemment. Encadré par des ailes à l’arrondi élégant, son capot abrite un unique bloc trois cylindres de 1,0 litre, disponible cependant en trois déclinaisons bien distinctes.

Deux d’entre elles intègrent un système d’hybridation douce. Associé à une tension de bord de 48 volts, ce dernier est censé réduire la consommation en cycle urbain de 10% et permet au petit crossover de revendiquer une valeur mixte de 5,4 l/100 km (WLTP). Cela correspond à des émissions de CO2 de 124 g/km.

Soit dit en passant, le moteur fonctionne en mode bicylindre (un cylindre désactivé) en cas de faible sollicitation, ce qui ne l’empêche pas de tourner rondement et sans vibrations notables.

Bien que la traction intégrale ne fasse pas partie du viatique de ce crossover à vocation plutôt urbaine, le Puma est capable de s’aventurer sans problème sur des sentiers forestiers. Sa garde au sol n’est en effet jamais inférieure à 139 mm, véhicule chargé.

Le sélecteur de mode placé sur la console médiane permet d’ailleurs de choisir un paramétrage «off-road» et un autre destiné aux routes glissantes, en plus des habituels modes Normal, Éco et Sport.

Quatre lignes d’équipements

Ford Suisse commercialise le Puma en quatre lignes d’équipements appelées Titanium, Titanium X, ST-Line et ST-Line X. Les sièges avant à fonction de massage sont apparemment de série dès le niveau de base. En revanche, les housses de sièges amovibles et lavables en machine, le «ski» avant, le diffuseur intégré au bouclier arrière et les élégantes jantes de 18pouces à dix rayons sont réservés à la déclinaison Titanium X.

Au niveau de finition suprême ST-Line X, le Puma se pare en outre d’un châssis «sport» légèrement surbaissé et d’une calandre noire brillante avec inserts mats. Les clients encore plus soucieux de l’esthétique de leur petit crossover ont la possibilité d’opter pour un pack «Design» comprenant notamment des jantes de 19 pouces peintes en noir mat.

Agréable à conduire et confortable

Le Puma un véhicule est agréable à conduire. Les moteurs de 125 et 155 ch procurent des sensations très proches en conduite normale, car c’est seulement dans la plage de régime supérieur que le plus puissant fait vraiment la différence. Le petit crossover familial est confortable, agile sur les itinéraires sinueux et pas avare en équipements. Le système de vision à 360°, de série selon le niveau de gamme, met en exergue son caractère urbain en facilitant les manœuvres et les parcages. En vingt ans, le félin a fait un bond technologique considérable.