Switzerland

Le commandant Jost a été lâché par ses hommes

Pour quelle raison le major Pierre-Yves Jost, commandant du SDIS Broye-Vully, a-t-il été démissionné fin novembre? Quelles sont les grandes lignes de l’audit lancé dans la foulée? Les quelque 300 pompiers du SDIS attendaient des réponses à ces questions, mercredi, lors du rapport annuel d’activité. Ils n’auront finalement pas appris grand-chose, si ce n’est que l’ancien chef restera incorporé au SDIS. S’il n’aura plus d’activité dans la Broye, il peut ainsi rester instructeur.

«La couverture opérationnelle du SDIS est assurée, la sécurité des citoyens garantie et la postulation du nouveau commandant sera communiquée dans le premier trimestre de l’année, le cahier des charges du poste étant en travail. Dans l’intervalle, le commandement est assuré par le capitaine Didier Ney, soutenu par l’état-major», a présenté Patrick Gander, municipal de Valbroye et président du comité de direction du SDIS sur l’audit lancé dans la foulée du départ du major Jost. L’étude doit aussi déterminer si une structure à trois pompiers permanents pour 2,6 ETP est suffisante. L’organigramme semble aussi manquer de verticalité.

«Disons qu’il y avait des divergences de vues»

Le président ajoute qu’aucune faute n’est reprochée à l’ancien patron. Instructeur cantonal, fédéral et à l’académie du feu, il n’est pas remis en cause dans ses compétences. Son management paraît avoir été moins apprécié. Il semblerait qu’une partie de l’état-major ait fait pression pour son départ. «Disons qu’il y avait des divergences de vues», répond Patrick Gander.

Outre ces soucis de fin d’année, le SDIS, qui couvre 17 communes étendues sur 54km entre Cudrefin et Prévonloup, a connu une année 2019 relativement calme. Il est ainsi intervenu 242 fois pour 3054 heures, un total en baisse par rapport aux années précédentes. Les pompiers broyards ont aussi consacré 1'1759 heures pour leur formation et 827 à des activités annexes.