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Lausanne: méthodique, métronomique, calculé… et ennuyeux

Les spectateurs de la Vaudoise aréna sont de moins en moins nombreux. Et franchement, il est difficile de donner tort à ceux qui ont préféré un repas en amoureux en cette soirée de la Saint-Valentin. Si le (très) généreux chiffre de 8000 billets vendus a été avancé, ils étaient bien moins nombreux dans les travées de la patinoire. Est-ce uniquement dû à une collision des dates ou faut-il chercher ailleurs?

Pire équipe à domicile de la ligue, Lausanne a fait «honneur» à son statut contre Lugano en s’inclinant lors des tirs aux buts. Mais au-delà de la défaite, il y a surtout eu deux tiers-temps soporifiques. La dizaine de minutes emballantes du dernier tiers-temps (45e à 55e) ne doit pas masquer l’ennui latent dans cette arène qui ne demande pourtant qu’à s’embraser.

Mais comment? Les joueurs doués offensivement (Vermin, Jeffrey, Bertschy) sont muets. Les artistes (Moy outre les joueurs cités précédemment) semblent bridés. Les allants offensifs paraissent sacrifiés sur l’autel d’une rigidité systémique de tous les instants. Volonté du coaching staff ou limites d’un contingent qui, sur le papier, n’a pourtant pas grand-chose à envier aux meilleures équipes de la ligue?

Si l’on ajoute à cela un Cody Almond qui paraît constamment à rebours lorsqu’il ne rate pas la cage vide et un Dustin Jeffrey peu inspiré, il ne faut pas chercher plus loin les raisons de cette troisième défaite de suite. Ainsi les Lions sont désormais sous le joug de Lugano et voient Fribourg et Berne fondre sur eux. L’écart est certes toujours de cinq points sur les Dragons, mais la barre n’est finalement plus qu’à six longueurs. A l’heure actuelle, il y a largement plus de questions que de réponses avec ce LHC. Le plus frustrant? C’est qu’on a sans cesse l’impression qu’il ne faudrait qu’une étincelle pour que tout s’embrase. Encore faut-il avoir le droit de craquer une allumette.

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Grégory Beaud, Lausanne