Switzerland

La Suisse goûte au privilège du déconfinement heureux

Le sort des enfants durant la crise sanitaire révèle un gouffre vertigineux entre les nations prospères et les pays les plus pauvres.

Une poignée de nouveaux cas par jour, l’activité économique qui repart de plus belle, les terrasses qui se remplissent, des envies de vacances à l’étranger cet été. Pour un peu, dans les rues de Suisse, on jurerait que la crise du coronavirus est derrière nous. Que ce n’était finalement qu’un mauvais moment à passer. Pourtant, un coup d’œil à la situation internationale suffit à nous rappeler que la pandémie frappe encore le monde de plein fouet. Et que nous avons de la chance, beaucoup de chance, de vivre dans un pays qui a les moyens de l’affronter.

Prenez le rapport alarmant publié cette semaine par l’ONG hollandaise Kids Rights. Il met en évidence le fait que la crise sanitaire aura «un impact désastreux» sur les droits des enfants dans le monde, en raison des mesures drastiques prises pour lutter contre la propagation du virus. La fermeture des écoles dans 188 pays affecte ainsi 1,5 milliard d’élèves, ce qui les expose aux risques de travail forcé, de mariages imposés et de grossesse chez les adolescentes. Par ailleurs, l’augmentation de la violence domestique en période de confinement touche durement les jeunes filles.

«Jusqu’à 86 millions d’enfants pourraient tomber dans l’extrême pauvreté cette année»

Notre pays se distingue, fort heureusement, parmi les meilleurs élèves. Les auteurs de cette étude, réalisée avant l’épidémie, placent la Suisse au deuxième rang mondial, juste derrière l’Islande et devant la Finlande. Les critères observés découlent de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant. Ils vont de la santé à l’environnement, en passant par l’éducation et le degré de protection. Autant de domaines dans lesquels les investissements se révèlent très insuffisants dans de très nombreux pays, dénonce le rapport. Le Tchad, l’Afghanistan et la Sierra Leone ferment la marche de ce triste classement.

Le plus dramatique est encore à venir. Les systèmes de santé nationaux étant submergés, les programmes de vaccination sont suspendus. La polio et la rougeole pourraient faire exploser la mortalité infantile, s’inquiètent les experts de Kids Rights. Les Nations Unies estiment par ailleurs que jusqu’à 86 millions d’enfants pourraient tomber dans l’extrême pauvreté cette année en raison de la crise du Covid-19.

«Nos enfants, pour la plupart, se soucient avant tout de la date de réouverture des piscines»

La Suisse aussi a ses pauvres, comme on le voit chaque semaine dans les files de distribution de nourriture. Elle a son lot de problèmes à régler, à l’image du chômage qui grimpe. Mais l’école a pu reprendre après quelques semaines de pause. Soyons honnêtes: nos enfants, pour la plupart, se soucient avant tout de la date de réouverture des piscines et de leur prochaine virée au McDo.

Entre les privilégiés et les autres, le contraste est vertigineux. Le coronavirus ne fera qu’aggraver ces disparités. Il y a matière à réflexion au moment de penser ce qu’il est de bon ton d’appeler «le monde d’après». Notamment lorsqu’il s’agira d’évoquer la coopération internationale et les moyens alloués à l’aide au développement.

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