Switzerland

La Macédoine du Nord vote en pleine seconde vague du coronavirus

Les Macédoniens élisent mercredi les députés du nouveau gouvernement alors qu’une résurgence du Covid-19 alimente de nombreuses accusations de la part des camps en présence.

Pour la première fois à des législatives, le camp de Zoran Zaev fait liste commune avec une petite formation représentant une communauté albanaise.

Pour la première fois à des législatives, le camp de Zoran Zaev fait liste commune avec une petite formation représentant une communauté albanaise.

KEYSTONE

La Macédoine du Nord vote mercredi pour choisir un nouveau gouvernement en pleine deuxième vague de la pandémie du coronavirus qui exacerbe les fractures dans un pays coutumier des crises politiques.

Dans cet État des Balkans qui a changé de nom pour en terminer avec un conflit ancien avec la Grèce, la gestion de la crise sanitaire donne lieu à des accusations acrimonieuses.

Parmi les camps en présence, les sociaux-démocrates de l’ancien Premier ministre Zoran Zaev. Celui-ci veut capitaliser sur son succès dans l’arrimage à l’Occident de la Macédoine du Nord, qui a obtenu le feu vert de Bruxelles pour des négociations d’adhésion et qui est entrée dans l’Otan.

En face, la droite du VRMO-DPMNE estime que le prix à payer était trop fort: ajouter «du Nord» au nom du pays aux termes d’un accord historique avec Athènes qui revendique l’exclusivité sur l’appellation «Macédoine».

Ces questions d’identité sont cependant passées au second plan du fait du coronavirus, les deux parties s’accusant mutuellement d’être responsables d’une résurgence des cas.

Tant bien que mal

Depuis des mois, l’ex-République yougoslave affronte la situation tant bien que mal, avec à sa tête un simple gouvernement technique chargé des affaires courantes, en l’absence du Parlement dissous. Son mandat aurait dû s’achever en avril avec des législatives anticipées mais celles-ci ont été reportées du fait du Covid-19.

Les contaminations quotidiennes, dans ce pays pauvre au système de santé fragile, sont passées de quelques dizaines à plus de 150 actuellement. Le pays de moins de deux millions d’habitants recense plus de 375 décès.

Le ministère de la Santé a édicté des directives précises pour le scrutin qui se déroule sur trois jours. Lundi et mardi sont réservés au vote des malades, militaires, détenus et personnes fragiles. Mercredi, les électeurs se rendront dans les bureaux de vote en observant toutes les mesures de protection.

Mais la peur pourrait influer sur la participation. «Je ne vais pas voter. Ils disent que c’est aussi sûr que d’aller au supermarché mais j’ai besoin d’aller au supermarché, je n’ai pas besoin d’aller voter», dit Slobodan Katusevski, 38 ans.

«Pourquoi pas?»

Les sondages mettent les deux rivaux dans un mouchoir de poche, avec moins d’un quart des intentions de vote chacun.

Ces dernières années, le principal parti de la minorité albanaise, l’Union démocratique pour l’intégration (DUI), a fait les coalitions en se rangeant d’un côté ou de l’autre. Il a passé 16 des 18 dernières années dans un gouvernement. Cette fois, il revendique le poste de Premier ministre pour prix d’une alliance. Son slogan: «Pourquoi pas?»

Zoran Zaev comme le patron de la droite Hristijan Mickoski dénoncent un «chantage». Des esprits chagrins analysent cette demande comme une tentative de la part d’un DUI en perte de vitesse chez les quelque 500’000 Albanais du pays, de détourner l’attention des accusations de corruption portées contre lui.

Pour la première fois à des législatives, le camp de Zoran Zaev fait liste commune avec une petite formation représentant une communauté albanaise qui se plaint de longue date de discriminations.

Stimuler l’économie

Pendant la campagne, le camp de Zoran Zaev a promis de stimuler l’économie. Le salaire moyen est d’environ 420 euros en Macédoine du Nord, qui souffre comme ailleurs dans les Balkans de l’émigration massive de sa jeunesse. «Nous appartenons à l’Otan, nous commençons les négociations avec l’UE, maintenant nous allons travailler ici, sur l’économie», a-t-il déclaré à Slobodna TV.

Il met en garde les électeurs contre une victoire du VMRO-DPMNE qui constituerait selon lui un retour aux heures sombres du long règne de Nikola Gruevski, l’homme fort jusqu’en 2016. Condamné pour corruption, il est en fuite en Hongrie.

Les sociaux-démocrates n’échappent pas non plus aux accusations de corruption. De mystérieuses écoutes circulent sur les réseaux sociaux discréditant les deux camps, prétendant témoigner de comportements illicites et de conversations embarrassantes. Les électeurs y seront-ils sensibles? Impossible de le savoir. «Je crois que le résultat final sera incertain jusqu’à la dernière minute», dit l’analyste Ljupco Petkovski.

( AFP/NXP )

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