Switzerland

La désinformation, plus virale que le virus

Mardi 11 février. Une soixantaine de journalistes s’engouffrent dans la salle. Bien davantage suivent la conférence de presse connectés à distance d’un peu partout dans le monde. 16 heures précises: le directeur général de l’OMS, l’Éthiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, en poste depuis 2017, pénètre dans l’enceinte entouré de son équipe. Sujet: le coronavirus, évidemment. La barre des 1000 morts, tous Chinois sauf un, vient d’être franchie. Pour le Dr Tedros, abréviation agréée, l’exercice se montre hautement périlleux. Il s’adresse à des centaines de millions de personnes par médias interposés. Chacun veut trouver dans son propos les bonnes raisons de se rassurer ou de s’inquiéter pour sa vie. Chaque mot est pesé, les chiffres sont précis, inquiétants.

42'708 cas répertoriés en Chine à ce 11 février. 393 seulement dans le reste du monde. Deux questions résument les autres: quels sont les risques de propagation du virus au reste du monde? Est-ce que la Chine fait vraiment ce qu’elle peut pour «endiguer» (terme beaucoup usité pendant la guerre froide)? Deux interrogations basiques auxquelles le Dr Tedros ne peut répondre. Il s’en sort par une pirouette sur les risques de propagation: «Cela dépendra de l’efficacité de mesures que nous prenons», «Nous avons une fenêtre d’opportunité et nous devons l’utiliser pour frapper fort» afin de stopper sa diffusion à tous les échelons. Le terme qui n’engage à rien sera prononcé quatorze fois.

À la très sérieuse BBC, un scientifique a déclaré que la pandémie était inévitable. Il n’est pas seul à l’affirmer. Même si c’était vrai, le Dr Tedros ne pourrait le confirmer au risque sinon de provoquer une panique planétaire. Pas plus que le boss de l’OMS ne se permettrait de critiquer publiquement la Chine si elle gérait mal la situation gravissime sur son territoire. Pékin risquerait de couper l’information sur l’évolution de la maladie dans la région de Wuhan, capitale pour organiser la riposte globale.

Alors le Dr Tedros rassure un peu, avec sa «fenêtre d’opportunité», tout en mettant la pression sur les États: «J’ai porté la casquette d’un ministre des Affaires étrangères et j’ai donc beaucoup discuté terrorisme. Eh bien, je peux vous dire qu’un virus peut avoir des conséquences plus dévastatrices que n’importe quel acte terroriste. Je vous l’assure.»

Entre ce que la science ne sait pas, ce que les autorités nous cachent (1000 morts, pas plus, vraiment ?) et ce que l’OMS «doit» taire, l’information vérifiée se fait rare. Et comme toujours dans ces cas-là, c’est la désinformation qui l’emporte. Elle est devenue furieusement virale.

Après la conférence de presse, j’ai surfé pendant une heure sur Twitter. J’en suis revenu blême. Et si c’était vrai ? Le nuage toxique qui s’élève au-dessus de Wuhan en raison de la masse de corps incinérés. Cette femme battue à mort devant un hôpital parce qu’elle se refuse à y pénétrer pour être soignée. Ce commentaire d’un reporter masqué chinois qui se demande si les hôpitaux géants de Wuhan ne sont pas des machines à infecter les patients sains venus se faire ausculter. Le «bodycount» multiplicateur de ce reporter smartphone devant un hôpital. Fang Bin, autre reporter citoyen, s’est fait repérer. Sa dernière vidéo est celle de sa propre arrestation quand les autorités ont fracassé sa porte d’appartement pour, soi-disant, le protéger contre le virus qu’il a filmé de trop près. Scène totalement hallucinante qui s’est propagée sur les réseaux avant de finir sur les sites des grands médias. «Le virus est issu d’un superlaboratoire de Wuhan», assure, un scroll plus loin, le sénateur Cotton, de l’Arkansas. Impossible de distinguer le vrai du faux dans ce flux brumeux. «C’est comme si on voulait accélérer l’infodemic et éviter de contenir l’épidémie», s’étrangle Michael Ryan, directeur des programmes d’urgence. Devançant coronavirus, l’infodemic progresse au rythme de la pandémie. Avec un petit miracle en prime. Google, Facebook et quelques autres ont accepté de venir au secours de l’OMS en plaçant, à sa demande, les informations de l’organisation en tête des résultats de recherche. S’il fallait une preuve que l’heure est grave...

Football news:

Zidane über Hazard: er ist bereit. Er hatte lange Probleme, aber jetzt ist alles in Ordnung
Ex-Nationalspieler Atlético Futre über Felix und Fati: joau. Er ist etwas besonderes und wird bald um den Goldenen Ball kämpfen
Der Trainer von Atalanta Bergamo, Gian Piero Gasperini, Sprach über den Gesundheitszustand der Verletzten Spieler, darunter der russe Alexej Miranchuk
Alonso war nach seiner Einwechslung in den Bus gegangen und hatte sich von Lampard getrennt. So ärgerte sich der Trainer noch nicht, dass Marcos bei zwei Toren von drei fehlte
Manchester United ist an Jovic Interessiert und verhandelt über Cavani, Manchester United sucht nach einem Stürmer. Nach As-Informationen haben sich die mankunianer für den Stürmer von Real Madrid, Luka Jovic, eingesetzt, den der Madrider Klub leihen will. Wie bereits berichtet, ist der Favorit Roma, die bereit ist, den Serben erhebliche Spielpraxis. Außerdem verhandelt Manchester United mit seinem Bruder Edinson Cavani, der sein Agent ist. Der Uruguayer befindet sich nach Ablauf seines Vertrages bei PSG in diesem Sommer im Status eines freien Agenten. Das Problem mit seiner Unterzeichnung ist die hohen gehaltsanforderungen, weshalb Cavani ' s Wechsel zu Atlético geplatzt ist
Inter ist näher an Juve, aber es ist unwahrscheinlich, dass die Serie A. Es gibt Probleme mit der Verteidigung und System Conte
Sané wird wegen einer Knieverletzung rund zwei Wochen fehlen, Bayern-Mittelfeldspieler Leroy Sané wird der Mannschaft in den nächsten spielen nicht helfen können. Der Flügelspieler wird nach der Länderspielpause wieder Fit sein. Er hat eine kapselbandverletzung im Knie, sagte Teamchef Hans - Dieter Flick