Switzerland

La bataille pour l’Exécutif est très ouverte à Versoix

La législature actuelle va se terminer sur un double événement à Versoix. D’une part la fin des interminables travaux de la route de Suisse, d’autre part le départ du libéral-radical Patrick Malek-Asghar. Ce «poids lourd» de la politique communale tire sa révérence après avoir siégé dix-sept ans au Conseil administratif. Qui va le remplacer?

Ils sont cinq à briguer l’un des trois postes de l’Exécutif. Deux y siègent déjà: le PDC Cédric Lambert et la socialiste Ornella Enhas. Un trio complète le tableau: la présidente des Verts de Versoix Jolanka Tchamkerten, le PLR Jean-Marc Leiser et un deuxième PDC, Gilles Chappatte.

C’est dire que l’Entente veut récupérer le siège perdu en 2015 au profit de la gauche, qui avait fait son retour à l’Exécutif il y a cinq ans.

La droite unie

«L’idée est d’avoir un centre droit fort, commente le président de la Commission des finances, Gilles Chappatte. Nous avons attendu de savoir si le PLR voulait présenter deux personnes, puisque c’est lui qui avait perdu le siège il y a cinq ans. Comme ce n’était pas le cas, mon parti a décidé de lancer deux candidats.»

«Il n’est jamais facile de présenter quelqu’un de nouveau, relève pour sa part Jean-Marc Lesier. Le PLR a donc estimé qu’il fallait plutôt consolider notre siège. L’Entente est historiquement forte à Versoix, mais prudence: il y a des candidats de valeur. Ce qui est d’ailleurs réjouissant pour les électeurs.»

La gauche divisée

Si la droite part unie – les listes PLR et PDC pour le Municipal sont apparentées – ce n’est pas le cas de la gauche, au contraire de ce qui s’était passé en 2015. Pourquoi? «Les Verts n’ont pas voulu faire alliance avec nous, indique Antoine Droin, président du PS Rive droite-lac. Il est vrai que nous avons vécu une législature difficile au sein même de notre parti, et avec les Verts. Ce qui est important à mon sens, c’est de garder le siège à gauche au Conseil administratif, où notre représentante n’a pas démérité.»

«Nous avons en effet été déçus sur de nombreux dossiers par le peu de soutien des socialistes, relève de son côté Jolanka Tchamkerten, actuellement conseillère municipale. Je pense aux places de crèches et au développement durable notamment. Un thème important, car il s’agira lors de la prochaine législature de mettre en œuvre, et vite, le Plan climat que les élus ont voté en 2019. Nous prenons peut-être un risque en partant seuls, ajoute-t-elle, mais nous présentons une liste dynamique composée de gens motivés et compétents. Et nous avions fait un bon score en 2015.» Le parti était d’ailleurs passé devant le PS… À noter que les Verts avaient d’abord adoubé John Kummer à la candidature pour l’Exécutif, mais ce dernier a finalement dû renoncer, «pour des raisons de santé», confie-t-il.

L’UDC, le petit nouveau

Deux partis ne se présentent qu’au Conseil municipal. Le MCG propose deux candidats. Nouveau venu, l’UDC en présente trois. «J’ai relancé la section il y a quelques mois, explique Jason Détraz, 25ans. Nous espérons dans un premier temps atteindre le quorum.» Comptable de formation, il estime que «la commune peut mieux gérer sa croissance ainsi que certaines dépenses».