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Switzerland

L'ex-tennisman pro écope du sursis

Yves Allegro n'ira pas en prison. La sentence a été prononcée ce mardi au Tribunal de Sierre (VS). L'ex-tennisman a été reconnu coupable de contraintes sexuelles et condamné à deux ans de prison avec un sursis de deux ans. Le Ministère public, qui réclamait quatre ans de prison ferme pour contraintes sexuelles et viol, n'a donc pas été suivi.

Lundi lors de l'audience, les avocats d'Yves Allegro avaient dénoncé une instruction partiale et inéquitable et estimaient que la victime présumée avait reconstruit la scène dans sa tête après coup. Cette soirée aurait été un flirt entre deux adultes consentants. A la lecture du verdict, ils maintiennent leurs conclusions et songent à faire appel. Avocat d'Yves Allegro, Guillaume Grand parle d'un «jugement à l'helvétique.»

Blackout complet

Les faits s'étaient produits en 2014 à Tallin, capitale de l'Estonie, en marge de la Conférence des entraîneurs nationaux de tennis. Yves Allegro, et son homologue féminin d'un pays voisin, passent la nuit dans la chambre du Valaisan après une soirée lourdement arrosée. Au petit matin, la victime présumée se réveillent entièrement nue dans une pièce saccagée avec une quinzaine d’hématomes.

Yves Allegro dort encore sur le lit voisin. Pour les deux protagonistes, c'est le blackout complet. Lors de l'audience qui s'est tenue lundi, Yves Allegro, a encore assuré aux juges ne pas se souvenir de cette nuit. Le tennisman ne cache pas qu’il y ait pu y avoir relation sexuelle, mais dit que cela l’étonnerait et il assure ne pas être à l'origine des bleus, lui qui se décrit comme non-violent.

Les deux ex-joueurs professionnels se sont écrits des messages le jour suivant, lui parlant d'un comportement «pas gentleman» et elle lui «de ne pas s'inquiéter.» Ils sont également sortis ensemble durant la soirée. Mais dans la nuit, des bribes de souvenirs sont revenus à la plaignante. Elle se remémore une gifle qui l’aurait fait tomber d’un lit, des attouchements forcés et brutaux notamment sur les seins que le prévenu aurait fortement pincé.

Expertise pas crédible

Elle décrit aussi Yves Allegro positionné entre ses jambes, qui la somme de les écarter et de se taire. Puis l’ordre de lui prodiguer une fellation, avant de renoncer. De retour dans son pays, elle fait des tests gynécologiques qui ne révèlent ni lésions ni présence de sperme. Seul du liquide séminal du Valaisan est retrouvé sur la culotte de la plaignante. Elle dépose une plainte dans la foulée.

Ce mardi, le juge du Tribunal de Sierre (VS) a estimé que les marques sur le corps de la victime étaient compatibles avec son récit et que le stress peut expliquer son amnésie provisoire. Il a également rejeté les explications fournies dans une expertise qu'invoquaient les défenseurs, laquelle expliquait qu'une consommation d'un médicament par la victime aurait pu déclencher des hallucinations. Pour le magistrat, ce document manquait de crédibilité. En revanche, «la preuve d'un acte sexuel complet» n'a pas été apportée, ce qui explique que l'accusation de viol n'a pas été retenue.

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