Switzerland

L'évolution des loyers varie beaucoup selon les régions

Ces vingt dernières années, la Suisse n'avait jamais compté autant de logements vacants que l'an dernier. Au 1er juin, il y avait 75'323 biens inoccupés, soit 1,66% du parc immobilier du pays. Les loyers n'ont pas pour autant plongé, même si la situation varie beaucoup selon les régions.

A l'échelle suisse, les loyers proposés en Suisse ont augmenté de 12,1 points de pourcentage en dix ans, selon l'indice compilé par Homegate et la Banque cantonale de Zurich. La situation semble néanmoins se calmer avec des prix restés globalement quasi identiques depuis janvier 2016, année de dépôt de l'initiative pour davantage de logements abordables.

Cette stabilité ne concerne toutefois pas les grandes villes du pays. A Zurich, qui fait la course en tête, les loyers sont devenus 6,6 points plus chers en quatre ans. Bâle suit avec une douloureuse en hausse de 2,6 points devant Berne où l'indice croît de 1,6 point.

Dents de scie

Dans l'arc lémanique, l'évolution est en dents de scie, mais les loyers proposés sont presque toujours restés inférieurs à l'indice suisse. A Genève, les tarifs étaient au plus bas en avril 2017, mais l'indice de la ville dépassait en décembre 2019 de nouveau le niveau de 2016 et les loyers suisses.

A Lausanne en revanche, les loyers proposés sont inférieurs de 1,5 point à ceux d'il y a quatre ans. Le décrochage est plus spectaculaire au Tessin avec près de 8 points de moins pour l'indice de Lugano. A noter que l'indicateur est corrigé de divers facteurs liés à la qualité, à la situation et à la taille des appartements

Yoyos cantonaux

Les variations cantonales sont tout aussi importantes. Si les loyers ont fait le yoyo partout, l'indice du Valais reste toujours le plus faible et termine en baisse de plus de trois points par rapport à 2016. Ceux des autres cantons romands croisent plusieurs fois la courbe de l'indice suisse et finissent au-dessus pour les cantons de l'arc lémanique et Neuchâtel, en deça pour Fribourg et le Jura.

A l'échelle suisse, le canton avec la plus forte hausse est celui de Zoug avec 4,5 points de plus qu'en janvier 2016. A l'autre bout de l'échelle figure le Tessin avec un recul de 4 points. Le canton de Soleure termine en revanche 2019 sur un niveau identique à celui d'il y a quatre ans.

Baisse en 2020?

Dans une étude parue l'automne dernier, le spécialiste de l'immobilier Wüest Partner parie sur une baisse des loyers de 0,9% en 2020. Selon lui, le taux de vacances devrait en effet progresser et le taux hypothécaire de référence pourrait être abaissé à 1,25%. Que ces prévisions se confirment ou non, les différences régionales devraient rester très marquées. (ats/nxp)