Switzerland

L’évêché fouille dans son passé avec un «présupposé de méfiance»

«Aussi longtemps que nous cherchons à protéger d’abord notre institution, nous passons à côté de notre devoir.» Cette phrase de Mgr Morerod donne le ton de la soirée qui s’est déroulée mercredi soir à Lausanne. L’évêque, invité à une table ronde par le groupe Sapec (Association de soutien aux personnes abusées dans une relation d'autorité religieuse), ne s’est pas défilé, alors que son diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg (LGF) traverse une tempête: la révélation de présumés abus sexuels du curé de la cathédrale, Paul Frochaux – actuellement suspendu –, sur un jeune de 17ans à l’époque des faits (donc mineur aux yeux du droit canonique). Ce scandale était présent tant en filigrane qu’explicitement dans les questions de l’assemblée, où s’étaient glissés des journalistes.

Mgr Morerod se dit à un tournant: «Il faut passer d’un présupposé de confiance à un présupposé de méfiance.» Comment, «en fliquant l’évêché?» lui a demandé un journaliste de «La Liberté». En guise de réponse, l’évêque a dévoilé: «Depuis le début de ce mois, une ex-policière étudie systématiquement tous les dossiers. Jusqu’à présent, si on n’entendait rien, on ne cherchait pas.» Et Mgr Morerod de souligner la difficulté à décrypter certains documents: «La tendance de ces archives est que le vocabulaire est très peu explicite.» Un problème patent dans le cas du procès-verbal, plus que lapidaire, de la confrontation qui avait eu lieu en 2001 entre l’abbé Frochaux et le jeune qui l’incriminait. Le témoignage de ce dernier, la semaine dernière dans des médias alémaniques, est pourtant explicite: «Il a abusé de mon intimité et de ma confiance. J’ai beaucoup souffert de ce qui s’est passé. Un mélange de honte et de sentiment d’avoir été violé.» L’abbé lui aurait saisi le pénis. Il aurait aussi introduit le sien dans la bouche du jeune homme.

Au niveau des archives, un travail énorme semble devoir être mené: «À mon arrivée en 2011, il n’y avait plus d’archiviste. Lorsque l’on a voulu enquêter sur l’institut Marini (ndlr: ex-institution catholique pour laquelle Mgr Morerod a mandaté une enquête qui a recensé 11 abuseurs et 21 enfants victimes entre 1929 et 1955), nous avons retrouvé les documents dans la cave! Le précédent archiviste gardait tout, même des publicités CFF. Tout enflait et était déplacé. Nous avons fini par trouver le dossier d’une personne dans celui d’un d’autre.» Une affirmation confirmée par Jacques Nuoffer, président du groupe Sapec: «Mgr Genoud (ndlr: l’évêque qui a précédé Mgr Morerod) avait refusé de me remettre le dossier concernant le prêtre qui m’avait abusé, arguant qu’il était secret. Mgr Morerod a, lui, accepté, même s’il a mis un an à remettre la main dessus. Dans un chenit de documents photocopiés parfois à double ou à triple, j’ai trouvé une lettre de l’ancien évêque qui m’a été très utile pour faire reconnaître qu’il y avait eu des problèmes avec ce prêtre.»

Aveuglement des proches

Cette problématique de l’accès aux documents est mise en avant par Mgr Morerod pour expliquer sa méconnaissance de la confrontation de 2001 entre l’abbé Frochaux et la jeune victime présumée. La Commission SOS Prévention (mise en place en 2008 pour investiguer sur les abus sexuels commis dans le diocèse) avait remis, à sa dissolution en 2012, tous les cas traités à l’évêché. Pourquoi Mgr Morerod n’a-t-il pas alors pris connaissance du dossier sur l’abbé Frochaux? «J’ai reçu deux classeurs fédéraux que j’ai lus. Des cas dont beaucoup des auteurs étaient déjà morts. Maintenant, d’anciens membres de SOS Prévention me disent qu’il y avait une enveloppe au nom de l’abbé Frochaux, dont ils ignorent le contenu, mais que je n’ai jamais trouvée. Je m’interroge fortement sur la non-transmission d’informations.»

Le journaliste du «Tages-Anzeiger» ayant révélé l’affaire a insisté: «Pourquoi n’avoir jamais remarqué la tendance de l’abbé Frochaux (visible même sur les photos) à vouloir être proche des jeunes?» «Que vous dire? Je ne l’ai pas connu comme ça! Jusqu’à tout récemment, je lui faisais entièrement confiance.» Jacques Nuoffer a pris la défense de l’évêque: «Mes parents ont accueilli un mois ou deux un prêtre chez nous, où il a abusé de moi. Je me débattais sous leurs yeux, je ne savais comment faire. Pourtant ils n’ont rien vu.»

Dimanche, le diocèse a communiqué que «Mgr Morerod conteste vigoureusement avoir caché des faits» en lien avec l’affaire Frochaux. Comme gage de sa bonne foi, l’évêque a martelé mercredi soir sa ligne de conduite depuis sa prise de fonction: «En 2012, j’ai dit que j’informerai toujours la police et je l’ai fait à plusieurs reprises, sans avertir les personnes concernées pour ne pas leur donner l’occasion de détruire des preuves. J’ai un peu peur que cela amène à ce qu’on me cache certaines choses. Cela peut faire augmenter l’omerta. Mais la raison fondamentale d’agir est la priorité à ne pas avoir de nouvelles victimes.»

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