Switzerland

Ils se marchent sur les pieds en limitant la casse

«On est tous dans la même galère mais on se serre les coudes. Si la crise du coronavirus a quelque chose de bon, c’est bien ça. On est solidaire, on ne se tire pas dans les pattes», confie Benjamin Chandelier. Le patron de la société OCSport, établie à Paudex, peut enfin souffler un peu. Ces deux dernières semaines, il a enchaîné les visioconférences. Son ordinateur est en surchauffe. Pas le temps de courir, toute son énergie – et celle de son équipe – a été dédiée au Genève Marathon. Reportée de cinq mois, sa 16e édition devrait avoir lieu les 3 et 4 octobre. En même temps que Morat-Fribourg, trois semaines avant le Lausanne Marathon. Dans un voisinage calendaire proche de la saturation, dans l’oubli d’un virus à bout de souffle, on l’espère.

C’est une plongée dans un maelström de courses, là où les dates du printemps, raturées et déplacées, bousculent celles de l’automne. Des marathons, en veux-tu en voilà. Il y a les mastodontes, tels Paris, Londres ou Rotterdam, qui déboulent comme des éléphants dans un jeu de quilles. Et tous les autres, qui cherchent «la solution la moins pire» afin de limiter la casse et éviter le coup de pompe. Attention les dégâts. Les coureurs ne sont pas des machines. S’ils ont l’embarras du choix, ils n’ont pas plus de deux marathons dans les jambes par année.

Un bouillon inévitable

Les épreuves moins cotées, aux finances plus fragiles, résisteront-elles à ce chamboulement forcé? Certaines, comme Rome, Vienne ou Copenhague, ont opté pour l’annulation pure et simple. On efface tout (sauf l’argent dépensé à perte!) et on redémarre en 2021. «Un pari risqué, qui peut mettre en péril leur viabilité», estime Benjamin Chandelier. En Suisse, les 20 KM de Lausanne ou le Grand Prix de Berne ont choisi cette voie. Genève ne s’y résoudra qu’en ultime extrémité, dans le respect des consignes de sécurité qui pourraient être prolongées au-delà de l’été. «De toute façon, on va prendre un bouillon. Mais on a à cœur de faire courir les gens. C’est notre mission, notre passion. Faire du sport, c’est le meilleur moyen de rester en bonne santé», affirme l’organisateur français.

En se projetant en octobre, la manifestation du bout du lac entre en collision avec Londres et Bruxelles, mais aussi avec Morat-Fribourg. Symbole de la course patrimoniale, le tilleul tremble. Même si le marathonien est devenu un pigeon voyageur, la concurrence régionale est plus dommageable que celle venue de l’étranger. Olivier Gloor acquiesce mais ne s’offusque pas. «C’est une situation exceptionnelle qu’il faut accepter avec ses inconvénients», note le nouvel organisateur de la classique helvétique. En temps normal, quelque 600 Genevois font le pèlerinage de Morat – contre 90 en sens inverse. «Tous ne viendront pas, surtout s’ils ont déjà payé leur dossard à Genève. Forcément, vu la situation, on risque de perdre des coureurs. Pour minimiser l’impact financier, il va falloir serrer notre budget.» Craint-il pour la survie de l’épreuve? «Non, Morat-Fribourg sauvera son nom. Économiquement, c’est ma petite structure d’organisation qui souffrira le plus», répond-il.

À Lausanne, Josette Bruchez se veut aussi réaliste que bienveillante. «Tout le monde fait au mieux pour préserver sa course et ses intérêts. La concurrence existe. Là, elle ne fait que se renforcer. Elle émiettera encore un peu plus les pelotons à moins que la sortie du confinement ne génère une fièvre de la course, une nouvelle population de coureurs. En fait, on n’en sait trop rien. Peut-être que les gens auront développé une phobie des rassemblements…» L’incertitude oblige à la prudence. Pour parer à une probable baisse de la participation, l’organisatrice vaudoise a commencé à serrer les cordons de la bourse. «Heureusement, jusqu’à présent, on n’a peu dépensé d’argent et on compte sur la fidélité de nos partenaires.»

Solution vitale

À Genève, où près de 8'000 concurrents sont préinscrits (sur 18'000 escomptés), la situation est plus problématique. «Plusieurs centaines de milliers de francs sont dehors, médailles millésimées et tee-shirt souvenir sont déjà stockés», explique Benjamin Chandelier. Pour lui, le report est une solution vitale. «Juste pour payer nos charges et le salaire de nos douze employés. Des dividendes, on n’en fait pas depuis dix ans. Et puis, en maintenant la course, on soulage tout un écosystème local, de l’entreprise de construction tubulaire à la société de sonorisation, qui subit la crise de plein fouet.»

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