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Switzerland

Il n'y aura pas de patinoire dans les arènes d'Avenches

C’est fini… Les arènes romaines d’Avenches ne verront pas des centaines d’enfants glisser sur la glace synthétique de la patinoire qui devait y être installée jeudi dernier et jusqu’au 29 février. Le petit groupe de prestataires qui tentait de sauver l’événement prévu et abandonné par l’association Aventigliss (24 heures du 17 novembre) a jeté l’éponge. «Nous n’avons pas reçu de soutien suffisant de la part de la population et de la Commune pour reprendre le projet…» constatent Stéphane Pilloud et Didier Gentil.

Les deux hommes cachent mal leur déception face à la réaction des autorités avenchoises. Lundi en fin de journée, la Municipalité a confirmé par voie de communiqué qu’elle restait «prête à soutenir un projet viable». Tout en précisant néanmoins qu’aucun projet concret ne lui avait été présenté, «et ce indépendamment de l’éventuel soutien public». A Aventigliss, l’Exécutif avenchois avait décidé de donner 10’000 francs une fois la patinoire ouverte. Un soutien qu’elle n’aurait pas refusé aux repreneurs.

«Je pense bien que les fournisseurs vont dire que c’est à cause de la commune que le projet ne se concrétise pas, mais nous n’avons pas de caisses extensibles, soupire la syndique Roxanne Keller Meyer. Nous savons qu’ils ont fait ce qu’ils ont pu, mais il y a trop d’inconnues et de risque financiers.» «Sans être de la région, nous avons réussi à trouver plus de 50’000 francs en deux jours, alors c’est vrai que nous attendions davantage de soutien de la part des autorités vu que se tient en ce moment le Comptoir broyard», reprend Didier Gentil.

Pour lui qui était en charge des cuisines de la manifestation, l’opération se solde par une ardoise de 45’000 francs entre la location du matériel professionnel, l’engagement de deux personnes et l’achat des marchandises. Avec d’autres personnes qui se sont investies dans le projet, il envisage de se retourner contre Aventigliss et d’intenter une action en justice. Responsable administrative et commerciale de Sine Qua Non à Boudry, Marika Kreis en fera sans doute partie. Sa société, qui a réalisé et posé les publicités sur les bandes de la patinoire attend pour un peu moins de 10’000 francs. «Monsieur Racine (le président d’Aventigliss, ndlr) m’a appelé lundi. Il m’a promis de payer cette semaine encore. Mais ce n’est pas la première fois et j’ai de gros doutes. Pourtant, on sait que des fonds ont été versés. On se demande donc quel usage en a été fait...»

De son côté le président d’Aventigliss assure «ne pas avoir volé un seul franc à qui que ce soit”. «Un mécène dit m’avoir versé 100’000 euros. Je dois les recevoir tout prochainement», reprend Alain Racine. L’homme reconnaît qu’avant cela, de l’argent lui a bien été versé. Au titre du sponsoring. «Les 16’000 francs reçus cash ont servi à payer du matériel pour le projet. Mais en grande majorité, je dirais pour environ 80’000 francs, on nous a aidés via des contre-prestations.»

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