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Switzerland

Il montre ses fesses à son voisin, le juge désespère

La justice française a été saisie pour un conflit de voisinage sans fin. Qui a connu son «apothéose» avec un des belligérants montrant ses fesses à l’autre, relate «L’Est Républicain»… L’homme qui a baissé son pantalon s’est retrouvé poursuivi pour exhibition sexuelle.

Cette guéguerre a pour cadre un village de la commune de Fresnes-en-Woëvre, dans la Meuse. Les deux voisins, présentés comme Marcel et Robert, sont en conflit depuis au moins quinze ans, apparemment pour une question de permis de construire contesté. Depuis, ils passent manifestement leur temps à se quereller et s’insulter.

Sarcasmes et des violences morales

Les hostilités ont débouché sur une scène qui s’est jouée en septembre 2016. Robert a alors «exhibé son postérieur en direction de Marcel». Qui a photographié le fondement ennemi. Puis a porté plainte.

Le cas s’est retrouvé cette semaine devant la justice, à Verdun. Robert a gardé le silence. Marcel n’était pas présent. Ce sont donc leurs avocats qui se sont écharpés. Marcel «est perturbé par son voisin et, moins il le voit, mieux il se porte. Il veut maintenant que la justice le protège des moqueries, des sarcasmes et des violences morales dont il est victime. Il faut que ça cesse», a tonné son avocat.

Pas dans un lieu public

«En effet, nous sommes d’accord sur un point, il faut que ça cesse», a répliqué l’avocat de Robert, décrit comme «survolté» par «L’Est Républicain». Lui a tenté de plaider qu’il n’y avait pas eu d’exhibition sexuelle. «On nous parle de lieu accessible aux yeux du public mais mon client est dans son jardin et il n’y a rien! Seulement une photo sur laquelle on distingue un jardinet», a-t-il tonné.

Finalement, justice a été rendue. Mais selon le compte rendu du quotidien français, on comprend que le juge était surtout excédé de devoir prendre du temps pour une telle bisbille.

«Le tribunal considère que le geste n’a pas de caractère sexuel et relève plutôt de la moquerie. C’est peu, voire pas élégant mais cela ne constitue pas une infraction pénale», a estimé le juge Alexey Varnek. Il a donc relaxé le prévenu. Puis a balancé: «En revanche, le tribunal ne veut plus en entendre parler!»

R.M.

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