Switzerland

Giancarlo Sergi: «On est prêts à partir avec une ligue à huit»

Le président de Swiss Basket est confiant même s’il est dans l’attente de décisions concernant Vevey et Monthey, qui n’ont pas encore reçu leur licence.

Président de Swiss Basket, Giancarlo Sergi se bat pour sauver des clubs après la crise du Covid.

Président de Swiss Basket, Giancarlo Sergi se bat pour sauver des clubs après la crise du Covid.

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Alors que le virus rôde toujours, qu’il menace la population d’un nouveau confinement, certains clubs de basket en Suisse tirent la langue au point de se demander s’ils pourront reprendre le championnat parmi l’élite.

Ce n’est pas le cas de Fribourg Olympic et des Lions de Genève qui construisent à distance la plus belle équipe possible en vue de la nouvelle saison qui promet entre les deux meilleures formations du pays. Pour les autres, c’est plus compliqué, même si la fédération helvétique les aide financièrement à rebondir. Le point avec son président.

Giancarlo Sergi, la situation du basket suisse est-elle désespérée, comme on l’entend un peu partout. On dit que vous avez dû aider certains clubs?

Nous venons en effet d’utiliser un fonds Covid pour venir en aide aux clubs. Il s’agit du bénéfice de la saison dernière que nous avons distribué ainsi qu’une partie de nos réserves.

Qu’en est-il des licences? Avez-vous aussi effectué un geste pour ceux qui ne seraient pas en mesure de vous la payer?

Aujourd’hui, une majorité de clubs l’a reçue en première instance, sauf deux qui ont utilisé un recours. On attend maintenant la réponse de cette commission qui doit statuer sur leurs situations financières. Ce sont des processus normaux qui se déroulent chaque année à cette époque. Ce n’est pas une question de savoir s’ils peuvent la payer ou pas, si on effectue un geste ou pas, mais nous aurons des réponses dans quelques semaines.

Parmi ces deux clubs, y a-t-il Monthey, qui ne sait toujours pas s’il aura les moyens de rester en SBL?

Il y a Monthey, oui. Et Vevey Riviera. Cela a été annoncé tellement de fois que c’est de notoriété publique. Tout le monde dans le milieu est au courant de leur situation financière. Mais on essaie de faire les choses bien, malgré tout, du mieux que l’on peut. On a rempli les dossiers avec ces clubs pour la Confédération, laquelle a d’ailleurs déjà versé des subventions à une majorité d’entre eux. On fait le maximum afin de limiter le plus possible les dégâts. Mais j’admets que cela va être compliqué pour tout le monde, y compris dans d’autres sports.

Reverra-t-on des matches entre Monthey et Vevey  en première division, comme ici en 2018 entre Arizona Reid et Badara Top?

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Après Pully Lausanne et Swiss Central qui ont décidé pour leur part de se rétrograder en deuxième division, Vevey Riviera et Monthey vont-ils à leur tour choisir cette solution?

Non, non, non, ils vont tout faire pour demeurer dans l’élite. Maintenant, cela dépend des subventions Covid et de beaucoup de choses, ce n’est pas moi qui vais décider. Mais on fait tout pour les garder en SBL, même si on ne peut pas partir la tête baissée et foncer droit contre un mur. Il faudra quand même avoir les reins solides.

Quand Monthey et Vevey connaîtront-ils leur destin?

Je pense que nous devrions en savoir plus durant la troisième semaine de juillet. Cela dépend des fonds Covid, des réponses qu’ils ont de la Confédération. D’autres ont reçu de l’argent, eux pas. Et ce sont parfois des montants importants, on verra. Maintenant, je suis assez confiant. Je vois mal des régions comme Monthey et Vevey privés de basket au plus haut niveau.

Et il ne faudrait pas non plus une deuxième vague pour contraindre les clubs à évoluer à huis clos.

Alors là, c’est sûr. Pour l’instant on est à 1000, mais on a vu ces jours un léger fléchissement des gens et un retour du coronavirus. Certaines personnes, pas disciplinées, se comportent comme si le Covid n’avait jamais existé. Et c’est inquiétant.

Craignez-vous également, comme d’autres présidents de club, que ce soit tout aussi compliqué en 2021?

Oui bien sûr, car le basket mais aussi d’autres sports ne vont pas être une priorité pour les PME, ou si vous préférez tous ces petits sponsors qui versaient entre 1000 et 1500 francs chaque saison. Je le répète, il faudra que les clubs aient vraiment assuré leurs arrières, c’est certain. Cela dit, on est prêts à partir avec une ligue à huit comme à dix. On a imaginé différents scénarios: on peut commence la saison en septembre, en octobre voire en novembre. Reste que maintenant, on doit aller de l’avant.

Vous restez malgré tout optimiste?

Oui, je suis très optimiste, mais je suis obligé. Swiss Basket a fait son maximum. À ma connaissance, c’est la seule fédération qui a versé son bénéfice à toute la communauté et pas seulement à la LNA. Nous avons aussi aidé des clubs de LNB, de première ligue et les associations régionales. Nous avons pris la décision de puiser dans nos réserves où on avait capitalisé plus de un million. Cette somme était prévue pour le centre national de performance. Maintenant ce projet pour la relève attendra. C’était une situation exceptionnelle et il fallait agir. C’est un geste important qui a été très apprécié.

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