Switzerland

Ewine Guscetti et ses coéquipières attendent Toggenburg de main ferme

À l’entendre, on ne perçoit aucun souffle de dépit. Sa voix est enjouée, un peu enrouée aussi. «Rien de grave, rassure Ewine Guscetti, c’est juste un rhume.» La jeune passeuse de Genève Volley fait contre mauvaise fortune bon cœur. Pour ses débuts en LNA, elle espérait vivre une saison plus heureuse, moins contrariée. Surtout, elle ne s’attendait pas à devoir batailler d’arrache-pied pour lutter contre la relégation. Mais une hécatombe de blessures et une cascade de défaites (16 en 18 matches) en ont décidé autrement. Ce samedi, à 17h30 à Henry-Dunant, le club genevois accueille le néopromu Toggenburg à l’enseigne du premier acte des play-out (best of 5).

Si le découragement l’a parfois effleurée, ce n’est pas maintenant qu’Ewine Guscetti va baisser les bras. «On va tout donner pour régler l’affaire en trois matches», affirme l’étudiante en économie, plus investie que jamais depuis qu’elle porte l’insigne de capitaine en remplacement de Caitlin De Witt. Il va sans dire que la blessure de l’attaquante américaine a sérieusement affecté le rendement de l’équipe entraînée par Ludovic Gruel. Pour pallier son forfait, les dirigeants genevois n’ont pas hésité à engager récemment une… cinquième joueuse états-unienne en la personne de Julie Brown.

«Elle s’est très vite intégrée, se réjouit la passeuse. Comme ses compatriotes, elle aime le jeu rapide, ça me convient bien. Elle a du punch, elle nous transmet son énergie.» Il en faudra à Genève Volley pour écarter Toggenburg et sa légion chinoise, et s’éviter ainsi les risques d’une poule à trois contre les deux meilleurs représentants de LNB. «Par chance, malgré nos malheurs, notre groupe est resté soudé. Il ne s’est pas laissé aller. Cette semaine, on s’est entraînées pour la première fois de la saison au complet. On va s’en sortir même si notre adversaire vient de battre Guin et qu’il nous intime la plus grande prudence», conclut la capitaine.