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En pleine tempête virale, le bitcoin ne résiste pas et rate son épreuve du feu

Pour les investisseurs, le 12 mars 2020 restera dans les mémoires. En une seule journée, les Bourses dévissent de près de 10%, renouant avec des chutes qui n’étaient plus survenues depuis la crise de 1987. À Paris, à Wall Street, à Francfort ou encore à Zurich, c’est la panique après déjà plusieurs sessions de baisses considérables. «On assiste à la chute des Bourses la plus rapide de l’histoire», commentait alors un gérant de portefeuille pour Reuters.

Le bitcoin plonge de 50%

Alors que les actifs traditionnels (actions, obligations, fonds) sont fortement malmenés en ce «jeudi noir», un autre drame se joue sur les marchés: l’effondrement des fameuses cryptomonnaies. En vingt-quatre heures, le seul bitcoin perd 50% de sa valeur, touchant un plus bas de 3800 dollars. Dans sa chute, la célèbre devise virtuelle entraîne toutes ses consœurs comme l’ethereum, le ripple ou encore le bitcoin cash et le litecoin. Toutes perdent en un jour près de la moitié de leur valeur.

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Même si, depuis, les monnaies digitales ont repris quelques couleurs au cours des deux dernières semaines –à l’image du reste du marché–, comment expliquer un tel plongeon? Selon Olivier Good, portfolio manager de Synapse Invest à Genève, vu l’ampleur de la crise provoquée par l’expansion rapide des cas de Covid-19, «aucun actif ne pouvait être épargné» dans une période où l’urgence des investisseurs était de dégager un maximum de liquidités. «Même l’or, pourtant considéré comme une traditionnelle valeur refuge, avait enchaîné les journées de baisse», rappelle l’analyste financier. Le problème de la chute des cryptomonnaies se pose toutefois, étant donné que ces dernières ont été conçues pour ne pas être corrélées aux actifs classiques, et pour servir de planche de salut lors de moments de crise tels que ceux que l’on vit depuis deux mois.

Un rôle de protection

Pour mémoire, le Bitcoin avait été imaginé par le fameux Satoshi Nakamoto (dont on ne connaît toujours pas la véritable identité) pour servir d’alternative aux travers du monde de la finance. «Ces monnaies digitales ont été créées pour offrir une protection en cas de perte de confiance dans les institutions bancaires et de très forte inflation, à l’exemple de celle qui pourrait survenir au vu des quantités illimitées de monnaie que les États et les banques centrales s’apprêtent une nouvelle fois à injecter dans le système», rappelle Adrien Treccani, fondateur de la société Metaco SA.

En ratant leur première épreuve du feu, les monnaies alternatives ont mis en exergue que leur rôle n’était peut-être pas aussi bien établi que prévu. Une mauvaise évaluation à mettre sur le compte de leur jeune âge certes, mais aussi sur l’hyperspéculation dont elles font l’objet depuis plusieurs années. Pour mémoire, le Bitcoin avait frôlé les 20'000 dollars au mois de décembre 2017. À cette époque, certains analystes s’emballaient en imaginant qu’il pourrait atteindre les 250'000 dollars.

Une devise internationale

Selon Adrien Treccani, si cette crise existentielle ne tuera pas dans l’œuf les cryptomonnaies, elle aura l’avantage de remettre un peu l’église au milieu du village. «Elle permettra non seulement d’éduquer un peu mieux les investisseurs mais aussi de poursuivre l’épuration du marché.» Le fondateur de Metaco rappelle en effet qu’entre 2017 et 2018, des centaines de tokens étaient apparus sur le marché à la suite d’une vague d’ICO (ces levées de fonds fonctionnant par l’émission d’actifs numériques contre d’autres cryptomonnaies comme le bitcoin ou l’ethereum). «Et, comme toujours lorsque les esprits s’enflamment, beaucoup n’avaient aucun projet solide derrière», explique l’entrepreneur.

Sur le long terme, Olivier Good pense aussi que les principales monnaies virtuelles survivront à la crise provoquée par le Covid-19, mais sans forcément conserver leur rôle de contre-pouvoir. «L’idéal serait la création d’une monnaie virtuelle internationale, sous l’égide des pays du G20 par exemple ou des banques centrales. Cette devise permettrait aux PME exportatrices et aux multinationales de procéder à des transactions ultrarapides et moins chères tout en profitant de la sécurité qu’apporte cette invention géniale qu’est la blockchain.»

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Alors que les discussions se poursuivent entre les grandes institutions bancaires occidentales, la Chine serait moins hésitante sur ce dossier. Selon de récentes sources anonymes citées par le «Global Times», une monnaie numérique officielle pourrait être lancée tout prochainement. Sous la direction de la Banque populaire de Chine, elle devrait inclure des partenaires privés tels qu’Alipay (système de paiement d’Alibaba) ou Huawei. De quoi faire réfléchir les Occidentaux qui mettent des bâtons dans les roues de la libra de Facebook. «Il est trop tôt pour enterrer cette monnaie», réagit Adrien Treccani, qui assure que tout progresse comme prévu à Genève, ville où la monnaie du géant numérique américain pourrait un jour être gérée.

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