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Craig MacTavish: «Dix jours de plus nous feraient du bien»

Nommé jeudi à la place de Ville Peltonen, Craig MacTavish n’a pas eu beaucoup de temps pour changer quoi que ce soit au jeu lausannois. Logique. Aux Vernets devant des tribunes désertes, le nouvel entraîneur a eu tout loisir de constater le travail qu’il lui restait à faire avant les play-off.

Craig MacTavish, comment avez-vous vécu cette soirée si spéciale sans spectateurs?

C’était compliqué pour tout le monde. Je trouve que les joueurs des deux équipes ont tout de même livré une bataille assez intense si l’on tient compte des circonstances. Sans les fans, tout est plus compliqué.

Qu’avez-vous pu changer en un jour?

Pas grand-chose. Tout est une question d’adaptation. Il ne faut pas vouloir tout changer en si peu de temps. Ce sont des touches ça et là. Si je regarde ce premier match, je me dis que notre power-play nous a plombé. Genève a mis beaucoup de pression en infériorité numérique. Certes, nous avons eu beaucoup de pression à gérer, mais certaines erreurs techniques doivent être évitées à ce niveau de la compétition.

Vous avez abondamment brassé les lignes pour votre premier match. Comment en êtes-vous arrivé à cet alignement?

J’ai pris un maximum d’informations autour de moi. Le coaching staff en place m’a également aidé en me parlant des joueurs à disposition. Nous sommes en phase d’évaluation. Le but est de créer des automatismes en repartant de zéro.

Le début des play-off pourrait être décalés de dix jours en raison du coronavirus.

J’ai entendu ça, oui.

Vous devez être le principal défenseur de cette mesure pour gagner du temps non?

(rires) Oui, c’est vrai que nous pourrions bénéficier de ces jours de plus pour nous préparer au mieux pour les séries. Quoi qu’il en soit, nous aurons des réglages à effectuer et cela commencera dès samedi contre Berne. Avec cette qualification pour les play-off, cela nous permettra de travailler un peu plus sereinement. Dix jours de plus nous feraient du bien.

Grégory Beaud, Genève