Switzerland

«Chacun peut être minoritaire, sur un thème ou dans une crise»

Visage de la police, le libéral-radical Pierre-Antoine Hildbrand, seul membre de la droite de la Municipalité lausannoise, vient de passer une première législature intense. Deal, mendicité, manifestations d’Extinction Rebellion, mais aussi qualité de l’eau, petits commerces en difficulté et taxis… Le minoritaire affronte avec sérieux mais aussi humour une charge dans laquelle il se sent comme un poisson dans l’eau. Et veut poursuivre.

Ultraminoritaire de la Muni de Lausanne à 43 ans, vous n’avez pas d’autre aspiration que de rempiler?
Mon unique ambition est de servir les Lausannois. J’ai éprouvé de grandes joies dans cette fonction. C’est pour cela que j’ai envie de continuer à agir.

Être le seul membre de la droite à l’Exécutif de Lausanne, votre prédécesseur Olivier Français s’en est beaucoup plaint. Et vous, vous le vivez comment?
Je crois que malgré les avanies ressenties, Monsieur Français a marqué à Lausanne. Mais nous n’avons pas le même style. Et mes sujets ont aussi moins d’interaction avec mes collègues. Les Travaux sont un domaine qui nécessite beaucoup de coordination. Ce qui rend les risques de frictions plus fréquents que dans des domaines comme la sécurité ou l’eau. J’ai plus d’autonomie pour décider.

De l’autonomie, de la solitude ou un parfait alignement avec vos collègues?
J’ai l’impression de m’occuper de sujets qui sont tout de même assez clivants! Tout le monde à la Municipalité a un avis sur le deal, la mendicité, les manifestations, les conditions pour les commerces, les taxis… J’ose croire que j’ai un rôle actif au sein de la Municipalité.

Avec le recul, quelle est la plus grande illusion que vous vous faisiez sur ce poste?
Je n’imaginais pas qu’il y ait autant d’interactions avec le Conseil d’État et les services cantonaux. Que c’était à ce point compliqué et intriqué.

Cela vous donne envie d’y aller, à cet échelon, par exemple comme conseiller d’État?
Je me concentre sur Lausanne.

Vous n’êtes pas du genre à démissionner en cours de législature, attiré par de plus hautes fonctions?
Toute mon énergie est au service des Lausannois.

Quelle est votre plus grande fierté de municipal?
C’est dans les réalisations concrètes qu’on trouve les plus grands motifs de fierté, mais je n’aime pas ce terme, il fait vantard. Disons que l’effort sur la sécurité et l’eau potable ont pris passablement de temps, d’énergie et de budget. Et la Municipalité a aussi pris des décisions courageuses, par exemple en refusant la nationalité à des personnes qui manifestaient leur refus de l’égalité hommes-femmes.

Vous semblez bien vous entendre avec vos collègues, Florence Germond et Grégoire Junod en particulier. Syndrome de Stockholm ou vraies affinités?
Nous travaillons de façon assez étroite et il vaut mieux pour tout le monde qu’il n’y ait pas trop de claquements de portes. Les divergences d’opinion sont évidemment présentes, chacun doit faire un bout de compromis (il cherche soigneusement ses mots). Ensuite, il y a la façon de travailler. Le syndic ayant aussi eu à s’occuper de la Sécurité, il peut être sensible à mes arguments lorsqu’il s’agit de fixer des objectifs réalistes dans ce domaine. Du côté de Mme Germond, nous sommes tous les deux attentifs aux ressources à disposition (il sourit). Mais si nous sommes, par la force des choses, fréquemment tous ensemble, nous ne sommes pas pour autant des copains.

Vous parvenez à mener une politique de droite?
Il faut voir ce qu’il est possible d’obtenir, et donc c’est un équilibre à reconstruire tout le temps. La force des services protège aussi le minoritaire! Chacun peut d’ailleurs l’être, sur un thème ou lors d’une crise. Et puis la répartition des dicastères a été négociée durement. Tout comme ensuite les moyens et le programme de législature. Le moment où tout se cristallise, c’est là. Cela a fixé une dynamique, et je m’y suis retrouvé. On m’a donné des compétences, des moyens et beaucoup de personnel.

Comment se porte le PLR lausannois?
On a un très fort renouvellement. Des décisions courageuses en matière de statuts ont été prises récemment, et je les soutiens pleinement. Des affaiblissements successifs avaient conduit à des risques pour la vitalité des militants et des cadres. Aujourd'hui, nous n’avons plus de trou dans la pyramide des âges. Les gens un peu plus âgés que moi n’avaient pas eu de perspectives. Ce n’était pas bon mais c’est réglé avec la limitations des mandats.

Qu’est-ce qui changerait avec deux libéraux-radicaux à la Municipalité?
Je pense que cela serait plus équilibré et que ça permettrait d’avancer dans un certain nombre de dossiers où les préoccupations d’une partie de la classe moyenne ne sont pas toujours prises en compte. On vit une période exceptionnellement favorable, certes. Mais un retournement de conjoncture et une catastrophe pourraient rapidement causer de gros problèmes. Et là, je crains qu’on ne soit pas forcément prêts. Il faudra gérer cette transition, sans écraser les gens sous les impôts, sans leur imposer la sobriété à tout prix. Tous ces éléments de résilience seraient plus facile à mettre en place avec deux PLR.

Et en 2021, qui sera à vos côtés sur les affiches?
La priorité de cette annonce doit être laissée aux personnes qui feront acte de candidature. Ce sont des décisions d’assemblée générale. Aujourd’hui, un grand parti comme le PLR doit offrir des profils divers.

Que faut-il pour que deux PLR siègent à la Municipalité de Lausanne?
Le système majoritaire est assez tranchant! De ce point de vue-là, on n’est pas toujours maître de son destin. L’alliance de gauche est historiquement forte...

De votre côté, une alliance avec l’UDC n’est-elle pas votre seule chance?
C’est une question que le parti doit trancher. J’essaie de réaliser le programme pour lequel j’ai été élu et espère pouvoir prolonger mon action. Mais je ne me mêle pas de ces questions qui regardent l’ensemble des partis de centre droit.

Deux de vos collègues vont partir en 2021. Vous voyez-vous assumer autre chose que la Sécurité, l’Eau et l’Économie?
Il est trop tôt et très délicat de se prononcer, puisque cela fait partie des éléments les plus importants d’une législature. On a eu un énorme remodelage suite au départ d’Olivier Français et l’arrivée de trois nouveaux élus. Il y aura un peu le même effet avec les deux futurs départs annoncés. Monsieur Tosato est identifié aux Sports et au Social, Monsieur Pidoux a un gros morceau très technique avec un rôle au niveau suisse. Cela va d’ailleurs être très intéressant de voir ce qu’on va faire des stratégiques Services industriels dans le cadre de la transition énergétique et face à l’objectif de neutralité carbone en 2030.

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