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«Cette période-là était de loin la meilleure»

C’est fou comme un petit virus peut causer autant de dégâts. Derrière lui, comme un mikado ou un château de cartes, tout s’effondre. Il frappe jusqu’aux dieux de l’Olympe. La flamme olympique, qui avait été allumée le 12 mars en Grèce, a fini, on le sait, par s’essouffler, puis s’éteindre. Alors que la plupart des autres compétitions d’une planète tremblotante avaient capitulé bien avant, la famille du Comité international olympique (CIO) a longtemps espéré que ces Jeux de Tokyo puissent s’ouvrir le 24 juillet 2020, comme prévu initialement. Or, face à cet ennemi nuisible et invisible, ce satané Covid-19, l’institution a finalement été contrainte de se rendre à l’évidence, il y a une semaine, pour tirer la prise: une décision qui a soulagé une majorité d’athlètes qui ne pouvaient plus s’entraîner. Tandis que vendredi passé la gouverneure de Tokyo, Yuriko Koike, avait envisagé de décaler ces JO au printemps 2021 pour éviter les gros pics de chaleur que subit la capitale nippone l’été, le Comité international olympique (CIO), en lien avec le comité d’organisation et les 33 fédérations internationales impliquées, a fixé ces Jeux du 23 juillet au 8 août 2021. La plus grande compétition sportive est ainsi reportée d’un an. Directeur des Jeux au CIO, Christophe Dubi revient sur ces dernières semaines très agitées.

Christophe Dubi, ces JO se dérouleront dans une année. Un choix logique pour vous?

Un choix logique qui s’explique pour plusieurs raisons. Quand on considère l’évolution de l’épidémie et le travail qu’il reste à faire, cela nous donne plus de temps. Notamment au niveau des qualifications qui ne sont pas terminées. Les calendriers étant complètement bouleversés, on se donne de la marge pour les Jeux en espérant une évolution positive du virus. C’était aussi le vœu du comité d’organisation et du gouvernement du Japon d’organiser ces JO l’été. Les vacances scolaires permettent d’alléger le trafic. C’est aussi une période où les étudiants sont disponibles pour le bénévolat.

La gouverneure de Tokyo aurait pourtant préféré le printemps pour éviter les gros pics de chaleur?

Juillet-août est une période où il fait plus chaud qu’au printemps, c’est vrai, mais on a effectué un travail de titan sur ce qu’il fallait faire par rapport à la température et l’humidité. On a déjà déplacé les compétitions sur route de marathon et de marche à Sapporo. Et anticipé un certain nombre d’épreuves le matin quand il fait moins chaud. Toutes les mesures sont prises pour accompagner les athlètes, avec des tentes et de l’air conditionné. Idem pour les spectateurs.

D’autres éléments ont-ils pesé dans la balance pour organiser ces JO l’été?

Même si ce n’était pas la considération première, le calendrier, avec tous ces reports en cascade dus au Covid-19, était en effet ultrachargé au printemps, notamment au niveau des sports professionnels. Certains athlètes auraient dû effectuer un choix entre les Jeux et leur compétition. Alors oui, reporter ces JO en été était finalement de loin la meilleure chose.

Avec toutes ces séances qui s’enchaînent, trouvez-vous encore le temps de dormir?

Il est vrai qu’au cours de ces deux dernières semaines il y a eu tous les jours des conférences téléphoniques multilatérales avec le comité d’organisation, les fédérations internationales, les comités nationaux olympiques et nos partenaires. Je peux vous certifier que cela fait beaucoup de membres. Cette affaire de virus est une première pour nous tous, il y a donc beaucoup d’aide et de solidarité. On a entendu aussi des voix dissidentes et c’est normal, car personne ne détient la vérité. Tout le monde est déjà incroyablement impacté et effrayé par ce qui se passe avec ce coronavirus. Mais il y a eu énormément de sérénité malgré une pression énorme. Parce qu’on a eu la chance de consulter et de dialoguer en permanence avec tout le monde. La grande force de notre président est de ne jamais laisser tomber personne.

Thomas Bach a parlé d’«au moins mille points» à régler…

Maintenant qu’on a une date, on va pouvoir mettre en œuvre nos priorités pour ces seize mois à venir. Comme revoir nos accords avec les 41sites à Tokyo, contacter les grands centres de congrès que nous avons réservés. Il va falloir surtout à nouveau sécuriser la capacité d’hébergement, car entre les besoins des visiteurs, les médias, les officiels et les spectateurs qui viennent de l’étranger, c’est entre 45000 et 50000 chambres d’hôtel chaque nuit; on va devoir prolonger nos accords ou les décaler dans le temps. Il y a probablement mille points à régler à l’image des dix-neuf épreuves tests technologiques et de transports qu’il faut encore effectuer. Là on va pouvoir rassurer tout le monde, à commencer par les athlètes. Les organisateurs vont pouvoir se retrousser les manches par rapport à une certitude.

Qu’avez-vous envie de dire aux athlètes qui vont, malheureusement, prendre leur retraite en 2020 et qui ne seront pas de cette aventure dans un an?

Que par rapport au coronavirus, on est tous dans la souffrance aujourd’hui. Les impacts sont énormes pour des millions de gens à travers le monde. Alors oui, malheureusement certains se retrouvent dans cette situation où le point d’orgue d’une carrière était la participation à ces Jeux et que si ce n’est pas possible pour eux d’y participer, c’est immensément malheureux. Mais voilà, cela fait partie de la souffrance collective. J’en suis très triste mais c’est indépendant de la volonté de chacun et cela fait partie des dommages collatéraux.

Qu’avez-vous envie de dire aux sportifs du monde entier confinés chez eux qui ne peuvent pas s’entraîner aujourd’hui?

Que la santé est primordiale et que chacun doit prendre soin de soi, de ses amis, de sa famille. Par ailleurs, les athlètes ont des réseaux très importants. Comme certains l’ont d’ailleurs très bien fait, ils doivent en profiter pour faire passer des messages. Notamment ceux de l’OMS, avec des directives qui sont finalement simples et qui ont encore davantage d’impact quand elles sont relayées par des sportifs, écoutés par tant de personnes, des jeunes en particulier. Et, après, j’ai envie de leur dire qu’ils préparent ce nouvel objectif 2021 avec courage, détermination et beaucoup d’enthousiasme. Parce que finalement, ces attentes qui étaient déjà énormes deviennent phénoménales en 2021.

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