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Switzerland

Cesla Amarelle plaide pour la voie des métiers

Rendez-vous au Salon des métiers et de la formation, à Beaulieu. C’est dans ce hub lausannois de l’apprentissage que la conseillère d’État Cesla Amarelle a annoncé mardi onze nouvelles mesures administratives, pédagogiques et budgétaires en faveur de la formation professionnelle (vd.ch).

Les changements ont pour objectif de valoriser la voie des métiers face à celle, parfois hasardeuse, des études. Aujourd’hui, l’apprentissage n’est encore choisi que par 21% des écoliers en fin de 11e. Huit ans plus tard, lorsqu’ils ont environ 24 ans, ils sont en revanche 46% à se retrouver en formation professionnelle. Le Département de la formation, de la jeunesse et de la culture (DFJC) met en évidence cet écart: «Il y a moyen, juge Cesla Amarelle, d’être plus efficient.»

Augmenter le taux de diplômés avant 25 ans

L’enjeu est de taille. Les données de l’Office fédéral de la statistique ont classé Vaud avant-dernier des cantons suisses dans le taux de certification des jeunes avant 25 ans. Cette année, ce pourcentage des jeunes vaudois porteurs d’un diplôme (CFC ou baccalauréat, par exemple) à l’âge de 25 ans plafonne à 86% (84,8% en 2017) alors que la moyenne nationale est de 90%. La Confédération ambitionne les 95%: «Le certificat, quel qu’il soit, est un rempart contre la précarité sociale», insiste la magistrate. Pour le chef de service Lionel Eperon, il s’agit désormais de diminuer «le temps de latence où le jeune se cherche.»

Le DFJC dessine trois axes d’action en faveur des métiers: la promotion, la prévention des échecs ou ruptures de contrats et, troisième volet, la création de places d’apprentissage. À cet égard, le Conseil d’État a voulu dès 2017 la création de 1000 places. Après deux ans, la promesse est honorée à hauteur de 592 postes dans les secteurs public et privé, dans l’hôtellerie, la construction ou le domaine santé-social. Autre avancée, 6,8 postes supplémentaires de commissaires professionnels ont été créés dans l’espoir de prévenir les ruptures de contrats.

Mais il reste à infléchir les choix des élèves, traditionnellement plus attirés par les études: «C’est la partie la plus difficile, concède Cesla Amarelle. Il faut faire comprendre que l’apprentissage est aussi un tremplin vers d’autres formations.»

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