Switzerland

Cela s’est passé un 31 mars: Martina Hingis devient No 1 mondiale

Il y a pile trois ans, on avait traversé la Suisse pour évoquer cet anniversaire. Martina Hingis fêtait les vingt ans de son intronisation sur le trône de la WTA, la première de ses 209 semaines en patronne. Or il faut bien l’admettre: ce jubilé ne l’intéressait pas. «Je n’ai pas eu le temps de m’accorder une coupe de champagne. En fait, je n’ai pas envie de vivre dans le passé, ce n’est pas mon genre. Je fêterai le 50e anniversaire», avait-elle rigolé. Animal de sensations et d’immédiateté, Martina Hingis n’aime pas les coups d’œil dans le rétro. Tant pis pour elle.

Parce qu’en ce 31 mars 1997, la Suisse se réveille fière de sa petite «princesse de Trübbach». Cette adolescente géniale devenue championne météore en une poignée de mois. Après seulement deux saisons pleines et une demi-finale à l’US Open (Graf en 1996), Martina Hingis se lance dans la nouvelle saison comme une évidence. Première finale de Grand Chelem, face à Mary Pierce à Melbourne, et premier titre. Il y avait déjà eu Sydney; il y aura Tokyo, Paris puis «le Lipton» et Charleston pour une série de 37 succès de rang. Avec cette même facilité qui confine à l’insolence.

Dans L’Hebdo, François Fragnière, entraîneur de Manuela Maleeva, raconte alors ce qui rend Martina Hingis intouchable. «Elle est la seule joueuse du circuit, peut-être de l'histoire, à avoir un tel contrôle de la longueur de la balle. Dix, quinze fois de suite, sans ciller, elle peut l'envoyer au ras de la ligne de fond. Pas moyen, donc, pour l'adversaire, de passer à l'attaque, de monter au filet. C'est un peu comme si un boxeur pouvait, grâce à un bras d'un mètre de long, maintenir ses adversaires à distance avant de les achever.» Comment? «L’amortie et son chef-d’œuvre: le revers décroisé.»

Son tennis est une musique

Plus proche de nous et plus littéraire, Arnaud Jamin décrit dans «Le caprice Hingis» ce qui rend le jeu de la Saint-Galloise si insaisissable. «Il y a une formule Hingis, brillante et admirable. Elle dit: chaque recoin du court possiblement m’appartient, chaque ligne attend que je l’atteigne, chaque endroit attend ma prochaine balle. Incessant ballet dans tous les sens. Fuite et cris. Le tennis, à ce niveau, est une musique libre qui creuse l’espace du court. Ces rebonds et ces silences? Des joies et des notes de violences contenues. Avec Hingis, les angles sont vivants et des coins inconnus du court se mettent à apparaître en un claquement de tamis. Par petites touches, elle déclenche des épiphanies. Et dès que le point est gagné, elle tourne le dos et marche comme si de rien n’était vers le ramasseur de balles. Ce qui vient de se passer est normal. Son petit air indifférent à cet instant est un délice.»

Et puis elle chute de son cheval...

En ce 31 mars 1997, Martina Hingis semble partie pour une domination hégémonique. Elle vacillera pourtant une première fois quelques jours plus tard par la faute d'une maudite chute à cheval. Rien de grave, heureusement. Mais ce léger retard de préparation lui coûtera le coffre pour encaisser sa terrible demi-finale de Roland-Garros arrachée à Monica Seles (6-7, 7-5, 6-4). Deux jours plus tard, Hingis l'invaincue perdra son premier match de la saison au pire moment, face à une Iva Majoli ravie de l'aubaine.

Partie remise, pense-t-on, lorsqu'elle enquille le doublé Wimbledon - US Open pour un «Petit Chelem» historique. Sauf que les sœurs Williams et Lindsay Davenport arrivent et, dans le même temps, quelque chose s'est cassé chez Martina Hingis. C'est à la fois imperceptible et évident. La «Princesse de Trübbach» a perdu sa légèreté du printemps 1997. Cette insouciance géniale qui la consacra reine de la planète tennis le 31 mars 1997.

Mathieu Aeschmann

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