Switzerland

Cela s’est passé un 28 mars: le premier duel Federer-Nadal

Qui aurait pu imaginer un si beau voyage? Qui, ce 28 mars 2004 sur le central de Key Biscayne, était assez fou ou visionnaire pour imaginer que la suite repousserait l’entendement? En seize ans et 40 duels (24-16 pour l’Espagnol), Roger Federer et Rafael Nadal ont fini par nous convaincre que tout était écrit, qu’ils étaient les deux faces d’un même miracle: celui de la plus belle rivalité de l’histoire du tennis.

Mais au moment de se replonger dans les archives (voir la vidéo), on constate vite que ce deuxième tour du tournoi de Miami 2004 déroule une réalité encore en devenir. D’abord parce que les deux champions ne sont pas au même stade de leur évolution et qu’ils n’attaquent pas cet «acte un» avec les mêmes intentions. D’un côté, «RF» est un frais No 1 mondial (2 mois). Il a réussi l’enchaînement des titres à Melbourne, Dubaï et Indian Wells et débarque en Floride un peu vidé par son nouveau statut. En face, Rafael Nadal déboule en gamin sans complexe. À pas encore 18 ans, il pointe au 34e rang mondial. Et s’il perd encore souvent (Calleri à IW), le Majorquin a déjà accroché une finale à Auckland et battu des valeurs sûres comme Jiri Novak ou Nicolas Massu.

C’est d’ailleurs l’Espagnol qui prend très vite le match en mains. Et surprise: loin des stéréotypes qui vont s’installer dans les saisons à venir, Rafael Nadal se tient étonnamment proche de la ligne de fond. Il est agressif, monte beaucoup au filet. Même si sa couverture de terrain rend déjà Federer hésitant dans ses choix vers l’avant, «Rafa» empoigne ce premier duel comme un vrai match de dur. Chaque joueur se rend coup pour coup, en cherchant à faire mal. Dans le rapport de force, on est très loin de la finale de ce même tournoi l’année suivante lorsque Rafael Nadal mènera deux sets à zéro en adoptant la tactique d’usure qui fera sa marque de fabrique sur terre battue.

Cinq ans plus tard, en référence à leur chef-d’œuvre en finale de Wimbledon 2008, le journaliste Jon Wertheim posera des mots qui sont devenus référence. Il y décrit l’opposition parfaite entre un «impressionniste au toucher délicat» (Federer) et un «expressionnisme abstrait et déchaîné» (Nadal). «Un droitier contre un gaucher. Une technique classique contre une autre ultramoderne. Légèreté féline contre puissance taurine. La retenue et le calme méticuleux de l’Europe continentale contre la bravade et la passion ibérique. La puissance contrôlée contre la brutalité sans remords. Zeus contre Hercules. Le génie implacable contre la volonté inflexible.»

Tout est déjà là dans ces premières images de 2004; surtout la dimension physique que Rafael Nadal impose aux débats, la façon dont il prend possession de la scène. Mais la leçon la plus intéressante de ce flash-back tient sans doute de la facilité avec laquelle le Majorquin avance dans la balle et le terrain. Au fil des années s’est imposée l’idée que «Rafa» avait fait évoluer son jeu, prenant la balle plus tôt afin d’économiser ses efforts et son corps. C’est vrai. Mais à la lumière de cette première victoire (6-3 6-3), il convient plutôt de dire qu’il a fait «revenir» son jeu vers plus d’élans offensifs. Car son jeu de jambes vers l’avant, ses revers croisés lasers, sa présence à la volée, tout est déjà là le 28 mars 2004. Même contre un Roger Federer déjà au sommet.

Mathieu Aeschmann

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