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Au fond du gouffre, l'Espagne suspend toutes ses activités non-essentielles

«Tous les salariés doivent rester chez eux», a annoncé Pedro Sánchez, le chef du gouvernement espagnol. Quinze jours après la proclamation de l’état d’alerte, qui a été suivi d’un strict confinement pour l’ensemble du pays, le gouvernement donne un nouveau tour de vis et paralyse complètement l’économie. Il déclare des vacances forcées pour tous jusqu’au 9 avril prochain, en ne laissant fonctionner que les secteurs essentiels de l’économie.

Seules continueront à tourner la filière agroalimentaire, l’industrie liée à la fabrication de produits chimiques et pharmaceutiques ou encore les entreprises qui se sont réorientées vers un effort de guerre pour essayer de répondre aux besoins urgents des hôpitaux.

C’est le cas par exemple des ateliers de fabrication textile qui produisent des vêtements et du matériel de protection pour les médecins et les infirmiers. Ou encore les usines où des équipes se sont lancées en urgence dans la fabrication de respirateurs pour les unités de soins intensifs.

Des efforts vains

Le chef du gouvernement s’est résigné à mettre l’économie à l’arrêt, alors que le pays ne voit toujours pas venir les résultats de ses efforts. La courbe des contagions continue de grimper et le nombre de morts augmente implacablement. Avec 78897 contagions en date de dimanche, selon les chiffres officiels, le Covid-19 avait déjà fait 6528 victimes dans le pays, soit 838 de plus en vingt-quatre heures.

Le responsable des urgences sanitaires, Fernando Simón, qui chaque jour décortique les chiffres, reste prudent. «Nous nous approchons du pic de la courbe, nous ne sommes pas loin», répète-t-il en veillant à installer une petite dose quotidienne d’optimisme. «L’important, actuellement, est d’éviter la saturation des unités de soins intensifs dans les prochains jours», insiste-t-il.

«Nous sommes désemparés»

Dans la région de Madrid et en Catalogne, les deux principaux foyers de l’épidémie, le réseau hospitalier est déjà en surchauffe. «Nous sommes à 300% de notre capacité», témoigne un médecin qui travaille dans l’unité de soins intensifs d’un grand hôpital de Madrid.

«Nous avons été chercher des respirateurs partout, dans tous les services, nous manquons de personnel formé et nous n’avons plus assez de lits pour prendre en charge tous les patients qui en ont besoin. Certains doivent attendre des jours pour passer en soins intensifs, et parfois il est trop tard pour eux. Tous les jours, il faut décider qui l’on va intuber ou pas, nous sommes désemparés.»

Patinoire transformée

À Madrid, le gouvernement régional essaie de parer au plus pressé. Un grand hôpital de campagne est en train d’être monté pour accueillir jusqu’à 5500 lits dans les pavillons du Parc des Expositions. La Municipalité a dû habiliter en catastrophe une patinoire pour la transformer en morgue provisoire et se prépare même à ouvrir une autre extension, afin de soulager les services débordés par le nombre de morts.

Partout, les infirmiers alertent du manque de matériel de protection. Ils décrivent les masques réutilisés, les surblouses bricolées avec des sacs-poubelles, les imperméables de bazars chinois qui font office de combinaisons et se déchirent au moindre mouvement, alors que les contagions ne cessent d’augmenter parmi les soignants.

Manque de matériel

«Aucun système de santé ne peut supporter une crise de cette ampleur», affirme-t-on au gouvernement face aux accusations d’imprévision. Depuis des semaines, le Ministère de la santé comme les autorités régionales cherchent à toute force à acquérir du matériel médical et des stocks de kits de tests rapides en Asie, pour tenter de mieux s’armer face à la pandémie.

Ils ont passé commande mais, malgré les promesses, les cargaisons tardent désespérément à arriver. Et en attendant, en dépit de tous les efforts, le nombre de morts ne cesse de grimper.bord du gouffre, l’Espagne suspend toutes les activités non essentielles

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