logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo
star Bookmark: Tag Tag Tag Tag Tag
Switzerland

Accusé d'abus sur sa fille, il est à nouveau acquitté

C’est un indice qui laissait présager de la décision de la Cour d’appel pénale du Tribunal cantonal, ce mardi à Lausanne: l’absence de gendarmes à l’entrée de la salle d’audience. C’est que le Ministère public avait réclamé l’arrestation immédiate du prévenu, un ancien haut fonctionnaire vaudois poursuivi pour actes d’ordre sexuel avec des enfants, contrainte sexuelle aggravée, voies de fait qualifiées et violation du devoir d'assistance et d’éducation, dans l’éventualité de sa condamnation. La Cour a finalement fait sien le jugement rendu en première instance cet été par le Tribunal criminel de Vevey: dans le doute, elle a acquitté le prévenu.

À la barre, l’inspecteur de la police des mœurs qui avait auditionné la fillette de 7 ans est venu assurer qu’une enfant ne pouvait inventer tout cela. Tout cela? Des agressions sexuelles allant des attouchements aux fellations imposées, sur son petit lit, parfois même en entravant la jeune fille et en lui bandant les yeux avec du gros scotch. «Aucun élément ne met à mal sa crédibilité. Elle emploie des mots de son âge, notamment lorsqu’elle dit que papa lui a fait pipi sur la langue», a soutenu la curatrice de l’enfant. Qualifié de «prédateur» par l’avocat de la mère, le prévenu a répondu qu’il respectait sa fille au plus haut point. «Ce n’est pas juste», a-t-il martelé en pleurant chaudement. «Mon client est-il coupable? Est-il innocent? Je n’en sais fichtre rien», a avoué MeBarillon devant la Cour, en appelant de nouveau à son acquittement au bénéfice du doute, justement.

Dans son jugement, la Cour d’appel pénale a tout d’abord étudié les éléments à la charge du prévenu. Comme le matériel pornographique retrouvé dans une valise stockée dans sa cave: des revues naturistes montrant des enfants nus, les films qu’il réalisait à l’insu de ses compagnes lors de leurs ébats, les images prises sous les jupes de ses jeunes élèves au tennis ou dans l’école privée où il enseignait, cette vidéo le montrant échanger du sexe contre de la nourriture avec une jeune fille dans une voiture du CICR qu’il conduisait sous les bombardements au Rwanda. Ou cette autre le montrant attoucher une fillette de 7ans lors d’un voyage au Venezuela. L’homme affirme qu’il n’a plus d’attirance et de «curiosité» pour les mineurs aujourd’hui, qu’il ne se masturbe plus sous le pantalon dans les trains… «Nous doutons que vous ayez réglé tous ces problèmes», a pourtant relevé la Cour.

À la décharge du prévenu, les juges ont estimé qu’on ne pouvait rien tirer «scientifiquement» des traces de sperme retrouvées sur l’oreiller de la fillette ou sur son doudou. Le prévenu a d’ailleurs reconnu s’être masturbé dans le lit de sa fille. Concernant la véracité des déclarations de la fillette, la Cour a partagé les conclusions des juges de première instance, en cela qu’elles auraient pu être suggérées par les angoisses, la haine, la rage et la rancœur de la mère envers le prévenu. Elle l’a donc acquitté.

Themes
ICO